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Archives mensuelles : octobre 2011

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Certains artistes représentent de vrais soucis pour le chercheurs.
Oubliés, morts dans l’indifférence la plus absolue, leurs collections sont dispersée, mal répertoriées.

Caspar David Friedrich est l’un d’eux.
Lorsqu’il est mort, à Dresde, en 1840, sa disparition n’a intéressé personne et la plupart de ses peintures ont disparu.
De temps en temps, l’une d’elle réapparaît, à la plus grande joie des collectionneurs et des musées.
Enfin… presque.
Car il arrive aussi que ceux-ci s’arrachent les cheveux lorsqu’elles réapparaissent… en plusieurs exemplaires.
C’est le cas pour le tableau ci-dessus, intitulé « Paysage en hiver ».

Il a été redécouvert dans une collection privée, à Paris, en 1982, et acheté cinq ans après par le National Gallery, ravi d’acquérir une oeuvre de ce peintre oublié.
On peut imaginer la stupéfaction et la consternation générales lorsque le musée de Dortmund a annoncé, vexé, qu’il possédait déjà un tableau quasi identique du même artiste, retrouvé pendant la Seconde Guerre mondiale à Dresde.
Il en a pu en peindre plusieurs, direz-vous?
Et bien non: des documents du XIXe siècles recensant les toiles du romantique allemand indiquent qu’il n’existe qu’un exemplaire de ce tableau.

Lequel des deux musées avait l’original?
Leurs laboratoires se sont mis au travail pour analyser les toiles et ont fini par conclure que c’est le National Gallery qui avait la toile authentique.
L’analyse réflectrograme du dessin préparatoire montrait un trait précis dans la première version alors que la seconde ne comportait pas de dessin, ce qui était du jamais vu dans l’oeuvre du peintre.

L’autre toile est donc soit une copie d’élève, soit une réplique réalisée par l’artiste lui-même, soit un faux.
Caspar peut être content: il a refait parler de lui…

Martine Bernier

Ce n’est un secret pour personne: les jours de bonheur passent plus vite que les autres.
Nous arrivons déjà au terme de cette semaine passée avec Aurore, ma fillotte de Bretagne.
Durant une semaine, j’ai une fois pu constater combien, du haut de ses 16 ans tout frais, elle cumule un nombre de qualités assez impressionnantes.
Sa maturité, sa tolérance, son intelligence, son humour font d’elle un être humain extrêmement attachant.
Nous l’avons intégrée dans un quotidien encore un peu compliqué, puisque, même si Celui qui m’accompagne avait une semaine de vacances, il fallait, de mon côté, que j’assume certains mandats.
Mais nous avons quand même pu lui faire passer quelques heures à la découverte de certaines entités…
Parmi lesquelles la Fondation Gianadda.
Oui, je sais, c ‘était la troisième fois que je retournais voir l’exposition consacrée aux oeuvres de Monet.
Et j’y retournerai encore le plus souvent possible, avant le décrochage, en novembre!

Immersion aussi dans mon travail, en m’accompagnant à une interview, découverte d’une région qu’elle ne connaissait pas, de la forêt de montagne revêtue de ses couleurs rouges d’automne avancé, conversations intimes, complicité retrouvée…
Découverte de spécialités culinaires, de ces petites choses qui font le quotidien d’un pays.

Puis l’aéroport, le moment des au-revoir et son retour vers sa famille.
Et l’assurance, pour elle, qu’elle a un pied-à-terre en Suisse.
Cette nuit, ce sera au tour de Celui qui m’accompagne de reprendre la route.
Pomme et moi allons retrouver notre fonctionnement en binôme et notre quotidien actif.
Avec, à l’esprit, les images d’une douce semaine.

Martine Bernier

Aurore dit :

Une merveilleuse semaine passée avec vous. J’ai franchement hâte de revenir. Gros bisous à tous :)

ecriplume dit :

Ta chambre t’attend.. quand tu veux!!! Et nous aussi, nous avons hâte!

Un jour, quelqu’un a dit à Jacques Brel qu’il ne serait jamais chanteur.
Il avait du nez, tiens…
D’autres en ont eu, dans le même genre, dans le milieu de l’édition.
J’ai noté les critiques faites à certains livres ou pièces devenus célèbres.
En voici quelques exemples.

En 1857, à propos des « Fleurs du Mal de Baudelaire, Emile Zola écrivait ceci:
« D’ici un siècle, l’histoire de la littérature française ne mentionnera cette oeuvre que comme une simple curiosité. »

Concernant la pièce « Le Soulier de Satin » de Paul Claudel, publiée en 1924 et présentée pour la première fois en 1943, Paul Léautaud écrivait: « Heureusement qu’il n’y avait pas de paire! »

Lorsque Francis Scott Fitzgerald a sorit « Gatsby le Magnifique », en 1925, le New Yord Herald Tribune n’a pas aimé si l’on en croit ces lignes qu’ils ont publiées: « Ce qui n’a jamais été vivant a évidemment du mal à continuer à vivre. Ce sera donc le livre d’une seule saison… »

Fitzgerald s’est peut-être consolé en se rappelant que, après avoir lu « Madame Bovary, en 1827, un journaliste du Figaro avait écrit: « Monsieur Flaubert n’est pas un écrivain. »

Même William Shakespeare y a eu droit avec la pièce « Le Songe d’une nuit d’été », probablement écrite en 1595. Samuel Pepys l’avait critiquée par ces mots: « La pièce la plus stupide et la plus grotesque que j’aie vue de ma vie. ». Voltaire lui-même avait détesté Hamlet, du même auteur. Trempant sa plume dans le vitriol, il avait fait savoir, en 1768 que: « On pourrait croire que cette pièce est l’oeuvre d’un sauvage enivré. »

Avec son livre « Les Voyages de Gulliver », Jonathan Swift, en 1726, n’a pas fait l’unanimité non plus. Dans « The History of Fiction », John Dunlop, presque cent ans plus tard, disait de son livre qu’il  » témoigne d’un esprit malade et d’un coeur déchiré.

La critique la plus dure vient, pour moi, du Courrier d’Odessa, qui, à propos de « Anna Karénine », de Léon Tolstoï paru en 1877, écrivait: « De la camelote sentimentale. Montrez-moi une seule page qui contienne une idée! ».

Avec le recul, on le voit, certaines critiques deviennent ridicules…

Martine Bernier