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Depuis trois bons mois, je suis entrée dans une période de travail intensif.
Enormément d’articles, de mandats très différents les uns des autres.
Pomme, qui n’a pas les mêmes considérations que moi, n’apprécie pas du tout cet état de fait.
Même si je reste à son écoute, la sortant régulièrement, lui accordant du temps dès que je le peux, la dorlotant, elle erre comme une âme en peine dès que je me mets au clavier pour écrire.
Sans doute car elle sait que cela va durer longtemps, très longtemps.
Elle traîne alors son ennui dans ma bureau et à travers l’appartement, prends un jouet ou un os au passage, le délaisse au bout de cinq secondes.
Son humeur se devine à sa démarche.
Quand j’entends autour de moi le bruit de ses petits pas lents, je sais qu’elle n’est pas contente.
Elle « traîne les pieds » tristement.
Dès que je lui propose une activité ou un jouet, elle ressuscite et le pas redevient alerte, vif, joyeux.

Avant-hier, j’ai dû m’absenter pour les besoins d’un reportage.
Le retour, comme il se doit, a été salué par une explosion de joie de la part de mon Mogwaï.
Mais la journée n’était pas terminée: il fallait écrire.
Sa méthode est alors toujours la même.
Elle vient poser ses pattes sur ma cuisse, s’étire et attend que je la prenne sur mes genoux.
Je m’exécute, elle pose ses pattes avant sur mes épaules, me regarde droit dans les yeux, et m’écoute.
Car je lui parle, évidemment, tout en la caressant.
De temps en temps, elle me gratifie d’un généreux coup de langue sur la joue, comme pour approuver.
Puis je la repose par terre et je peux continuer à travailler.

Hier s’annonçait comme étant la journée la plus dure de la semaine.
De l’écriture aux aurores, un premier reportage le matin, une courte halte à midi et un autre reportage à l’autre bout de la Suisse romande.
Lors de notre conversation matinale, avec Pomme, alors que j’en étais à la partie écriture du reportage de la veille, je lui ai expliqué:
- Pas question de te laisser seule toute la journée, ne t’en fais pas. Je file au premier reportage et, à midi, nous passons te chercher, tu viens avec nous. Tu resteras dans la voiture pendant que je travaille, mais au moins tu ne seras pas seule. Ca te va?

L’après-midi, la voiture a donc été équipée avec son panier, son os.
Pour elle, l’important est d’être avec moi.
Elle adore voyager, aime regarder défiler les paysages.
La journée s’est écoulée sans heurt.
De retour chez nous, tard en fin de journée, elle a était fatiguée.
Je ne le lui ai pas encore dit, mais dès ce soir, elle aura droit à une semaine de bonheur.
Celui qui m’accompagne sera là sans discontinuer… et ma fillotte de Bretagne nous rejoindra dès demain matin.
J’ai comme l’impression que Pomme va recommencer à trottiner!

Martine Bernier

MHM dit :

Les animaux ressentent beaucoup de choses, ils ne leur manquent que la parole. Ils nous apportent beaucoup et nous donnent beaucoup d’amour.

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