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Un jour, quelqu’un a dit à Jacques Brel qu’il ne serait jamais chanteur.
Il avait du nez, tiens…
D’autres en ont eu, dans le même genre, dans le milieu de l’édition.
J’ai noté les critiques faites à certains livres ou pièces devenus célèbres.
En voici quelques exemples.

En 1857, à propos des « Fleurs du Mal de Baudelaire, Emile Zola écrivait ceci:
« D’ici un siècle, l’histoire de la littérature française ne mentionnera cette oeuvre que comme une simple curiosité. »

Concernant la pièce « Le Soulier de Satin » de Paul Claudel, publiée en 1924 et présentée pour la première fois en 1943, Paul Léautaud écrivait: « Heureusement qu’il n’y avait pas de paire! »

Lorsque Francis Scott Fitzgerald a sorit « Gatsby le Magnifique », en 1925, le New Yord Herald Tribune n’a pas aimé si l’on en croit ces lignes qu’ils ont publiées: « Ce qui n’a jamais été vivant a évidemment du mal à continuer à vivre. Ce sera donc le livre d’une seule saison… »

Fitzgerald s’est peut-être consolé en se rappelant que, après avoir lu « Madame Bovary, en 1827, un journaliste du Figaro avait écrit: « Monsieur Flaubert n’est pas un écrivain. »

Même William Shakespeare y a eu droit avec la pièce « Le Songe d’une nuit d’été », probablement écrite en 1595. Samuel Pepys l’avait critiquée par ces mots: « La pièce la plus stupide et la plus grotesque que j’aie vue de ma vie. ». Voltaire lui-même avait détesté Hamlet, du même auteur. Trempant sa plume dans le vitriol, il avait fait savoir, en 1768 que: « On pourrait croire que cette pièce est l’oeuvre d’un sauvage enivré. »

Avec son livre « Les Voyages de Gulliver », Jonathan Swift, en 1726, n’a pas fait l’unanimité non plus. Dans « The History of Fiction », John Dunlop, presque cent ans plus tard, disait de son livre qu’il  » témoigne d’un esprit malade et d’un coeur déchiré.

La critique la plus dure vient, pour moi, du Courrier d’Odessa, qui, à propos de « Anna Karénine », de Léon Tolstoï paru en 1877, écrivait: « De la camelote sentimentale. Montrez-moi une seule page qui contienne une idée! ».

Avec le recul, on le voit, certaines critiques deviennent ridicules…

Martine Bernier

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