octobre 2011
L M M J V S D
« Sep   Nov »
 12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31  

Catégories

17604lesaventuresdetintinlesecretdelalicornetheadventuresoftintinsecretoftheunicorntintin003.jpg

Tintin en 3D, remis au goût du jour par Spielberg, il fallait le voir, au moins pour se faire une idée.
D’autant que le « Secret de la Licorne » et » Le Trésor de Rackham le Rouge », illustres BD de nos enfances, sont toujours bien présents dans nos mémoires.

Dans les éléments positifs du film, il faut évidement noter le talent de Spielberg qui a refaçonné le scénario et les personnages à sa sauce.
La morphologie des acteurs s’efface pour se mettre au service de leurs personnages, à mi-chemin entre des êtres vivants et des personnages d’animation.
La première image du film se focalise sur un peintre de rues qui a le visage d’Hergé.
L’histoire a été remodelée mais plaît aux enfants qui, dans la salle, ont souvent ri.

C’est donc un film bien conçu, bien réalisé, avec de gros moyens puisque 135 millions de dollars été nécessaires.
Mais alors, pourquoi ce petit arrière-goût de « pas tout à fait cela » qui me picotait en quittant la salle?
Parce que, si le film est réussi, le charme de la BD a disparu.
Ce petit je ne sais quoi qui rend Tintin si particulier est oublié.
Il est désormais un super héros qui a mis de côté cette facette juvénile et discrète qui le caractérisait.
Haddock, mon cher Haddock, perd de sa superbe, devenant plus vulnérable que dans les albums, lui aussi, moins grand que ce que l’on pouvait imaginer.
Or, dans la bande dessinée, Haddock a du caractère.
Et même un sacré caractère.
Ma plus grande déception a été les Dupont moins bonhommes.
Seul personnage à mon sens très réussi, Nestor à qui cette seconde existence profite bien.
Il prend de l’étoffe, une existence nouvelle.

Spielberg est un immense réalisateur, et il le prouve une nouvelle fois.
Mais il n’a pas la sensibilité belge ou française.
Les subtilités indescriptibles des personnages et des décors tintinesques restent entre les pages des albums.
Ceci dit, allez voir le film: il est étonnant.

Martine Bernier

Les Aventures de Tintin, Spielberg.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *