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Au Japon, au 16e et 17e siècle, les seigneurs de guerre se faisaient construire des châteaux magnifiques.
Pour en décorer l’intérieur, et plus particulièrement les fusamas, panneaux coulissants séparant les pièces, ils faisaient appel à des artistes.

Parmi eux, Hasegawa Tohaku (1539 — 1610), spécialisé dans l’imagerie bouddhiste.
Il se considérait comme le successeur et l’héritier de Sesshu Toyo, le plus grand artiste de la tradition zen de peinture à l’encre du siècle précédent.
Et c’est vrai que Tohaku était un peintre complet.

J’ai choisi ici une merveille: « Les Forêts de Pins », une encre sur papier.
Des arbres voilés de brume, à peine visibles, élancés, suggérés, et pourtant si détaillés.
Dans la peinture zen, l’utilisation des espaces vides est important, stimulant l’imagination des spectateurs.
Des tableaux d’une simplicité austère appréciée par la société cultivée de l’époque qui voyait d’un mauvais oeil les extravagants étalages de richesses des chefs militaires.
Cette encre, douce, paisible, silencieuse, est, dit-on, la plus célèbre de la peinture japonaise.
Des siècles après qu’elle ait été réalisée, elle suscite toujours l’admiration, l’émotion.
N’est-ce pas là le génie des artistes?

Martine Bernier

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