novembre 2011
L Ma Me J V S D
« oct   déc »
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
282930  

Catégories

Archives mensuelles : novembre 2011

etageresjournaux1058055.jpg
Photo: parisbeijingphotogallery

Connaissez-vous Liu Bolin?
Cet artiste chinois développe une technique surprenante: celle du caméléon.
Il arrive à se camoufler de telle façon que, lorsqu’est prise la photo le représentant devant un théâtre, un rayonnage de sodas ou de journaux, un drapeau ou n’importe quel autre lieu ou objet, il est littéralement fondu dans les éléments du décor.

Les Européens l’ont découvert lorsqu’il s’est rendu à Paris, puis en Italie pour donner une nouvelle dimension à son travail.

Mais qui est cet étonnant personnage?
Né en 1973 dans la province de Shandong, dans l’est de la Chine Liu Bolin a décroché un diplôme de l’académie des Beaux-Arts de sa province, puis une maîtrise de l’Académie Centrale des Beaux-Arts dans le département sculpture.

C’est d’ailleurs en sculpture qu’il a effectué ses premiers pas d’artiste, avant de travailler sur la série « Hide the city », en transformant son corps en sculpture vivante.
Depuis qu’il a choisi cette voie insolite, son prestige ne cesse de grandir.
Il parcourt le monde et les plus grandes villes pour relever de nouveaux défis: se fondre dans les façades les plus inattendues, et exposer ses oeuvres dans les galeries de Venise, Bruxelles, New York, Barcelone, Miami, Pékin…

Son travail, sa précision sont sidérants.

Martine Bernier

Pour découvrir d’autres photos:

http://www.parisbeijingphotogallery.com/main/fr/liubolinworks.asp

La grippe aidant, mon sommeil entrecoupé a été parasité par un cauchemar épouvantable.
Très tôt ce matin, alors que je venais d’allumer, Pomme s’est appuyée contre le lit comme pour m’interroger.
La mèche ébouriffée, elle m’a clairement fait comprendre qu’elle n’avait que modérément apprécié la dernière partie de la nuit.
En lui caressant les oreilles, je me suis laissée aller à lui faire des confidences:
- Tu sais, j’ai fait un cauchemar affreux. J’ai rêvé que nous étions dans un village surpeuplé, que tout le monde semblait être dehors, et que… tu disparaissais. Quelqu’un t’avait kidnappée! Tu n’imagines pas comme j’étais mal… Je t’ai cherchée partout… Et tout ça dans une ambiance glauque à souhait, tu n’imagines pas! Je me suis retrouvée dans des situations rocambolesques, complètement paniquée à l’idée de ne pas te retrouver!

Elle fixait sur moi son regard compatissant, une patte en l’air:
- Qu’est-ce que je ferais, sans toi, mmm? C’était terrible! Je suis bien contente que ce n’était qu’un mauvais rêve…

Comme elle continuait à me regarder, j’ai poursuivi:
- Oui, je sais, nous avons un autre sujet de préoccupation plus important. Tu as vu qu’Il est parti cette nuit, n’est-ce pas? Il ne revient pas aujourd’hui, mais samedi matin. Mais c’est la dernière fois! Il fallait qu’il assume une promesse. Tu es triste quand Bruno n’est pas là, je sais…

En entendant le prénom de Celui qui m’accompagne, mon mogwaï a penché la tête de gauche à droite, regardant la porte, courant de l’autre côté du lit pour vérifier l’absence du Capitaine.
Mon cauchemar ne la troublait visiblement pas.
Mais entendre parler de ce grand homme, ce complice auquel elle voue un véritable culte, et ne pas le trouver dans la chambre… c’était nettement plus traumatisant!
Elle est revenue vers moi, m’a gratté la main, comme pour m’interroger.

-Il va revenir, Pomme…

Je me suis déguisée en esquimau pour aller la sortir.
Son premier geste a été de filer à l’endroit où Il gare la voiture lorsqu’Il rentre.
Revenant tout tristement en constatant qu’elle n’était pas là…

Qui a dit que les animaux ne ressentent pas le manque?

Martine Bernier

Si vous regardez dans la liste des lauréats du prix Nobel de physiologie et médecine, vous découvrirez que, en 1908, Elie Metchnikov l’a reçu avec l’Allemand Paul Ehrlich.
Après de longues études sur la longévité, il était parvenu à la conclusion que le corps humain était fait pour durer 150 ans.
Et pour cela, il avait mis au point une cure de lait fermenté qui l’avait rendu très célèbre.
Il préconisait la consommation de yaourt en vue de nettoyer le gros intestin, et avait découvert une bactérie, n’existant à l’état naturel que dans l’intestin du chien, susceptible, selon lui, de ralentir encore plus le processus de vieillissement.

Malgré ses études et tout ce qu’il a testé, Elie Metchnikov est mort à 71 ans, d’une maladie du coeur.
Peu avant sa mort prématurée, scientifique jusqu’à la fin, il en analysa les raisons dans son journal et écrivit ceci:
« Activités intenses et précoces, caractère irascible, tempérament nerveux et adoption tardive d’un régime raisonnable. »

Avouez que cela donne à réfléchir…

Martine Bernier