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Archives mensuelles : décembre 2011

 

 

 

 

 

 

 

Cette nuit, des milliards de personnes à travers le monde vont hurler et faire des petits bonds de joie lorsque sonneront les douze coups de minuit qui nous propulseront dans la nouvelle année.
Je n’ai jamais très bien compris cette tradition, mais bon.
Pour moi, une nouvelle année est comme un nouveau président, tous pays confondus: il ne faut pas en attendre de miracles.

D’autant que cette année-ci est obscurcie par des rumeurs de fin du monde, nous rappelle-t-on gravement un peu partout sur Internet, dans les journaux etc.
Si si, vous savez le fameux calendrier Maya etc… j’en ai déjà parlé sur Ecriplume voici quelques mois.
Ces rumeurs ont semble-t-il agacé la NASA qui a décidé d’y répondre, cet automne, sur son site internet.
Elle nous explique que le point de départ de toutes ces prophéties partirait d’une fable annonçant une collision, le 21 décembre 2012, entre la Terre et la planète Niribu, dite aussi « planète X », découverte par les Sumériens.
De plus, le calendrier Maya s’arrête au solstice d’hiver 2012, date butoir à laquelle aurait lieu des catastrophes naturelles en chaîne.
En prime, le « Livre des Mutations » d’astrologie chinoise concorderaient avec ces annonces.
Mince… Fichtre!
Corneguidouille, nous voilà beaux!

Agacée, donc, la NASA… et un peu inquiète de voir la vitesse à laquelle s’est propagée cette rumeur apocalyptique.
Elle a donc publié un argumentaire pour clore le sujet.
Le calendrier Maya? Il ne s’arrête pas à 2012 mais continue bel et bien sur un cycle nouveau ensuite.
Aucune menace ne pèse particulièrement sur 2012.
La planète X?
« Si la Terre risquait d’être heurtée par un astéroïde ou une planète X, les instruments astronomiques actuels auraient déjà repéré un tel objet depuis au moins dix ans », nous dit la NASA.
Rumeurs, rumeurs….
Donc, renoncez à vos kits de survie (si! on en vend pour 120 euros sur Internet. Il n’y a pas de petits profits!) et prenez soin des personnes moralement fragiles ou impressionnables : la Terre en a vu d’autres…
Ce n’est pas une année de plus qui va la déstabiliser davantage.
Son pire ennemi n’est pas une Planète X, mais bien l’homme, avec ses jeux dangereux , irresponsables, cruels et belliqueux.

Alors? Des voeux pour 2012? Heu… une poignée de verbes, plutôt.

Vivre, aimer, rire, créer, donner, apprendre  écouter, entendre, communiquer, étudier,  comprendre, réfléchir, grandir, recueillir, partager, réparer, protéger, agir, compatir…
Avec tout cela et tous les autres que je ne peux citer ici sous peine de vous noyer sous un amas de mots , nous devrions être parés pour une année 2012 plutôt sympathique.

Martine Bernier

 

http://www.nasa.gov/topics/earth/features/2012.html

En Suisse, la ville de Martigny (Valais) devient un joyau…
Elle abrite déjà  ses ruines romaines, son amphithéâtre antique, la Fondation Gianadda, ses expositions magnifiques, son Jardin des Sculptures,  les ronds-points où sont installées des oeuvres…
Dès janvier 2012, son patrimoine culturel s’enrichira encore, avec la présence, au Temple réformé de la ville, de vitraux signés Hans Erni.
Cet artiste reconnu d’aujourd’hui 102 ans, homme délicieux, humaniste,  au talent à la fois  puissant et raffiné, a été approché par Léonard Gianadda qui finance le projet.
L’histoire est jolie…
Lorsque, il y  50 ans, Léonard Gianadda a épousé sa femme, Annette, de  confession protestante, ils avaient dû se rendre dans le canton de Vaud car le temple local ne pouvait pas recevoir une cérémonie digne de ce nom.

Depuis, l’édifice a été rénové.
Ne restait qu’à lui offrir des vitraux, ce qu’a décidé de faire cet amoureux des Arts, en contactant son ami Hans Erni.
Durant l’été, ce dernier a réalisé trois dessins, qui ont été agréés par le pasteur des lieux.
Le temple se verra donc offrir non pas un mais trois vitraux, réalisés à Reims, par l’atelier Marq.
Le premier vitrail, toujours à l’atelier, est déjà terminé.
Il représente une femme tenant son enfant dans ses bras.
La colombe, chère à l’artiste, est intégrée à l’oeuvre.
Les deux autres vitraux, toujours en cours d’élaboration, représenteront un taureau et un homme avec un cheval.

Les oeuvres d’Erni prendront place dans le temple à la mi-janvie 2012.
Elles attireront sûrement de nombreux visiteurs qui n’auraient sans doute jamais visité le temple sans cela.

Quel cadeau…

Martine Bernier

Une ou deux semaines avant Noël, alors que nous entrions dans une grande surface, côté français de la frontière,  nous avons été abordés par un groupe de personnes, à l’entrée du magasin.
Elles nous ont donné un sachet en nous demandant d’y glisser quelque chose pour  les Cartons ou les Restos du Coeur.
Le sac en plastique n’a largement pas suffi à recevoir ce que nous avons offert.
Les bénévoles récoltants étaient contents de notre don.
Nos consciences auraient dû se sentir soulagées, pourtant, en nous éloignant, je me sentais mal à l’aise.
C’était bien… mais si peu en regard de ce qui devrait être fait.
Je ressentais le côté indécent de la chose.
Les uns, dont nous faisons partie, préparons des repas gargantuesques pour le réveillon, tandis que d’autres doivent ravaler leur fierté pour aller frapper aux portes des associations humanitaires.
Simplement pour pouvoir manger.

A la télévision, au lendemain de Noël, les responsables des Restos du Coeur lançaient un appel désespéré.
Si quelque chose n’était pas fait dans l’urgence,  la 27e campagne hivernale de l’association n’allait pas pouvoir être menée à bien.
Il manquait cinq millions d’euros pour cela…
Cinq millions d’euros…
En écoutant parler la personne interrogée, j’avais le coeur serré.
Et puis, ce matin, aux actualités, la nouvelle est tombée: les grands groupes vont intervenir pour palier le manque et assurer les repas nécessaires.
Un soulagement…
Mais aussi  l’impression de voir appliqué un emplâtre sur une jambe de bois.
Les personnes qui s’alimentent auprès des Restos du Coeur, sont en augmentation constante, nous dit-on.
En 2010, 860’000 personnes ont bénéficié de ces repas.
Des gens de tous âges, pas seulement des personnes âgées.
Une fréquentation qui explose, une précarité qui augmente.
Donner à manger, c’est bien, c’est vital.
Trouver une solution pour que chacun puisse vivre dans des conditions décentes, en ayant un travail et des revenus décents, ce serait… l’idéal.
Oui, je sais, je rêve.
Comme Coluche devait le faire aussi lorsque, en créant les Restos, il espérait que son association disparaîtrait un jour, devenue inutile…

Martine Bernier