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Archives quotidiennes : 8 décembre 2011

En 1994, « The Intelligence of dofs », dans The Free Press de New York, sous la plume de Stanley Coren, classait diverses races de chiens selon leur intelligence pratique et leurs capacité à obéir aux ordres.

La liste donnait ceci:

Les 10 races les plus intelligentes:

1. Colley (berger d’Ecosse)
2. Caniche
3. Berger allemand
4. Golden retriever
5. Doberman
6. Berger des Shetland
7. Labrador
8. Papillon
9. Rotweiller
10. Berger australien

Les 1o races les moins intelligentes:

1. Lévrier afghan
2. Basenji
3. Bouledogue
4. Chow-chow
5. Barzoï
6. Limier (ah bon, c’est une race??)
7. Pékinois
8. Mastiff
9. Beagle
10. Basset Hound

Comme à chaque fois que je tombe sur une telle liste, je suis songeuse.
J’ai commencé par chercher à savoir qui avait répondu à ces questionnaires et j’ai découvert qu’ils avaient été complétés par 199 maîtres-chiens de divers clubs canins américains et canadiens.
199! Un chiffre ridicule…
Sans compter que, d’un continent à l’autre, nous n’avons pas forcément les mêmes engouements pour les mêmes races.
Pas trace du bichon havanais, par exemple.
Ce qui, selon Pomme et moi, représente une injustice flagrante, sachant l’intelligence de ces petites personnes.

Autre point d’agacement: je suis convaincue qu’une race ne possède pas QUE des spécimens intelligents, stupides, agressifs ou tendres.
Tout dépend des lignées, de l’éducation reçue et d’une multitude d’autres facteurs.
Pour avoir eu des chiens toute ma vie et pour avoir travaillé avec des vétérinaires et des éleveurs, j’ai eu l’occasion de voir, par exemple, des bergers allemands incroyables d’intelligence, et d’autres incapables de comprendre le moindre ordre, des borders collies époustouflants et d’autres moins doués, etc…
Quant aux éleveurs ou propriétaires de bassets hound que j’ai rencontrés, je doute qu’ils soient d’accord avec ce classement.

Cette fameuse liste se trouve très facilement sur Internet, et va bien au delà d’un classement de dix chiens.
J’en ai parlé à Pomme.
Sa réponse? « Les humains sont bizarres avec leur manie de lister tout ce qui bouge… »

 

Martine Bernier

 

8 décembre, 2011

Nous avons tous vu une fois ou l’autre l’émission de M6 « Un dîner plus que parfait » où cinq candidats se reçoivent à tour de rôle sur une semaine, proposant aux autres un repas qu’ils confectionnent eux-mêmes.
Chaque repas est noté par les quatre autres participants sur des critères de cuisine, de décoration et d’animation et, à la fin de la semaine, le vainqueur gagne 1000 euros.
L’émission, qui était plutôt sympathique  à ses débuts, est vite devenue agaçante.
La surenchère de certains candidats dans les animations proposées, la mauvaise foi de beaucoup d’entre eux dans la notation cassent la fraîcheur de l’idée…
En Suisse, figurez-vous que la Télévision Suisse romande a aussi son émission: « Le Dîner à la Ferme ».
Une fois par semaine, un candidat reçoit les autres dans son domaine agricole, viticole ou autre, pour un repas maison.
Chacun représente un canton romand, et est filmé dans une activité phare de sa région concernant son domaine.
Comme l’éleveur de chevaux jurassien participant au Marché concours de Saignelégier, etc.
Ici, pas de mauvaise foi dans les notes, pas de critiques acerbes.
Sur 10, la pire note enregistrée a été… 8! C’est dire….
Tout se passe dans la bonne humeur, la bienveillance, avec des candidats sympathiques, amusés de participer et un peu gênés de se retrouver devant les caméras.

Ma rédaction m’a demandé d’aller rencontrer trois des candidats et de réaliser pour chacun un article qui est passé la veille de « leur » dîner.
J’ai eu la chance de me voir confier le portrait de la doyenne de l’émission, dont je connaissais le fils, un excellent vigneron auquel j’avais consacré un article par le passé.

Pour ceux qui aiment l’émission et pour ceux qui ont envie de découvrir l’ambiance des divertissements helvétiques, voici cet article, paru la semaine dernière dans l’hebdomadaire « Terre et Nature.

(Photo Eric Bernier)

Jolanda Pellegrin : « Cette émission est une belle histoire d’amitié! »

 

Chaque semaine, retrouvez les nouveaux candidats de l’émission « Dîner à la ferme ». Aujourd’hui: la Genevoise Jolanda Pellegrin. Elle qui reste l’âme de sa famille vigneronne, sème sa joie de vivre partout où elle passe, y compris dans l’émission de la TSR.

 

Tous les candidats du « Dîner à la Ferme » vous le diront: Jolanda Pellegrin a beau être leur aînée, elle brille par sa jeunesse d’esprit et son caractère pétillant. Pourtant, c’est d’un œil sans complaisance que cette charmante octogénaire de Peissy (GE) a découvert sa prestation lors des premières émissions: « J’étais catastrophée, avoue-t-elle. Je suis quelqu’un de timide, de discret. J’ai été très choquée de me voir à la télévision. J’en ai pleuré! Et puis je m’y suis faite! » La belle ambiance et les liens d’amitié qui se sont rapidement tissés entre les participants à l’émission ont pris le pas sur l’appréhension. Et aujourd’hui, Jolanda raconte son aventure en la qualifiant de belle histoire de rencontres et d’amitié.

A la place de son fils

 A la base, c’est son fils, Jean-Pierre Pellegrin, vigneron réputé de Peissy, qui avait été approché par Béatrice Barton, productrice de l’émission, pour y participer. Pour différentes raisons, il avait décliné l’invitation, et c’est au cours de l’une de ses visites au domaine familial que la journaliste a rencontré sa maman. Elle a découvert le parcours étonnant de cette femme  dynamique: une enfance à Zurich, bien loin de la campagne, un diplôme de mécanicienne-dentiste, et un changement de vie radical, avec déménagement en Suisse Romande, pour y suivre l’amour de sa vie. Auprès de celui qui est devenu son mari, Jolanda a tout fait: s’occuper de la vigne et du jardin, embellir la maison, élever ses enfants, gérer des chambres d’hôte, préparer la cuisine pendant des années pour les vendangeurs et les effeuilleurs… « J’ai tout aimé, dit-elle en souriant. L’important est de s’atteler à la tâche et de se passionner pour ce que l’on fait! »

Toujours active

Il ne faut pas longtemps pour comprendre pourquoi les candidats de l’émission se sont autant attachés à leur complice genevoise. Sensible et très positive, celle-ci salue, dans « le Dîner à la ferme », la reconnaissance du travail des femmes de la campagne: « L’émission les met en avant. Si la femme n’est pas là c’est un pilier qui s’écroule, il faut les mettre en valeur.  Vous avez vu les repas qu’elles préparent? Elles savent tout faire! J’avoue que, devant la qualité de ce qui nous a été proposé dans chaque endroit, j’ai eu une appréhension pour mon propre repas. Et puis, très soutenue par ma famille et par une personne venue m’aider en cuisine, je n’ai pas vraiment eu de stress. J’ai fait exactement comme lorsque je reçois des amis! D’ailleurs, ce sont devenus des amis. »
Martine Bernier