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Lorsqu’Il part le soir pour travailler de nuit, je retrouve mes anciens réflexes, avec Pomme.
Cette intimité que nous avons depuis qu’elle est grande comme… un quart de Pomme.
Mon Mogwaï sait qu’Il ne part que pour quelques heures.
Elle a arrêté de pleurer et de gémir dès qu’il a franchi la porte.
Elle sait qu’Il va revenir vite.
Il faut dire que Pomme, en bon bichon havanais qu’elle est, est intelligente.
Très intelligente.
Ces temps-ci, comme je me suis lancé dans plusieurs projets assez prenants, je mets à profit les heures de la nuit pour travailler.
Elle se blottit dans un de ses paniers, celui du bureau, et s’endort…
Quand je me décide à regagner la chambre, elle me suit.
Dans la nuit, Il m’appelle.
Il sait que j’aime entendre sa voix, savoir qu’Il va bien.
Lorsque je raccroche, Pomme me regarde.
Toujours.
Elle attend que je lui dise que tout va bien, qu’elle peut dormir.
Moi, je commence à lire.
Lorsqu’enfin j’éteins, son panier est contre mon lit.
Dans le noir, je glisse ma main vers elle, et elle y dépose sa patte.
C’est notre geste, notre lien, depuis qu’elle vit avec moi…

Il revient aux petites heures du jour.
A chaque fois, je suis éveillée.
Et Pomme aussi.
La nuit est loin d’être terminée, mais je n’aime pas manquer ce moment où Il rentre, ce sourire, ce regard qu’Il a, qui me réchauffent le coeur.
Qui nous réchauffent le coeur, visiblement.
Car lorsque nous retournons tous les trois dans la chambre et que nous éteignons, Pomme s’endort… sans glisser sa patte dans ma main.
Elle n’en a pas besoin: tout le monde est là.

Martine Bernier

 

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