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Lorsque l’on prononce le mot « faussaire », la première pensée qui nous vient est celle d’un personnage copiant des tableaux célèbres.
Et bien non… les faussaires copient tout et n’importe quoi.
C’est même un fléau en ce qui concerne l’industrie et le commerce.

Et puis, il y a des faussaires hors du commun, comme le fut Fritz Kreisler (1875 – 1962).
Ce célèbre violoniste viennois était un interprète de génie, dit-on.
Mais il était aussi un faussaire de grand talent.Il estimait que le répertoire de pièces pour violon était insuffisant pour lui permettre de pouvoir exprimer tout son talent.
Don, il décida de l’étoffer à sa manière…
Dès les années 1890, il écrivit des pièces de musique qu’il attribua à des compositeurs peu connus à l’époque, comme Couperin, Pugnani, Francoeur, Porpora… et même Vivaldi!

Il prétendait avoir découvert les manuscrits dans divers monastères ou bibliothèques de Rome, Florence, Venise et Paris.
Les critiques n’y ont vu que du feu, qualifiant ces musiques de petits chefs-d’oeuvre.

Et puis, en 1935, Fritz Kreisler reconnut sans se troubler, la paternité de ces brillantes contrefaçons au cours d’une interview, accordé au New York Times.
Si elle souleva une tempête d’indignation, il n’y eu aucune sanction…

Martine Bernier

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