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Archives mensuelles : janvier 2012


 

Regardez ce tableau…
C’est « Sainte Anne », de Léonard de Vinci.
Il est beau, n’est-ce pas?
C’est ce que l’on appelle un chef-d’oeuvre.
Inachevé au décès du Maître, en  1519, il est, dit-on, son oeuvre testament.
Il y aurait travaillé durant les 20 dernières années de sa vie.
Le résultat est sublime de délicatesse.

Ce tableau bénéficie d’une restauration depuis juin 2010.
Les uns disent « bénéficient », les autres disent « subit ».
Son but: lui redonner ses vraies couleurs, jaunies par le temps.
Une restauration qui a suscité une vive polémique, et qui risque d’en provoquer une autre lorsqu’il sera présenté officiellement au Louvre du 29 mars au 25 juin prochains.
Pourquoi?
Le sérieux « Arts Magazine » révèle, dans son numéro de janvier, que deux démissions ont été enregistrées au Louvre au cours de ces dernières semaines.
Il s’agit d’experts qui ont quitté le Comité scientifique pour la restauration de Sainte Anne.
Il semblerait, selon Arts Magazine, que le nettoyage de l’oeuvre aurait été trop appuyé.

Vrai ou faux?
Aucune idée.
D’autant que le travail des restaurateurs n’est pas terminé.

Mais cette affaire met en exergue les risques d’un métier extrêmement difficile.
Restaurer une oeuvre qui fait partie du patrimoine de l’Humanité… la responsabilité est énorme.
J’ose à peine imaginer la pression, le stress à l’idée de commettre la moindre erreur.
Les tableaux de Léonard de Vinci sont d’une complexité et d’une  subtilité absolues.
Les voiles de brume, les couleurs atténuées et la diminution des détails,  proportionnelles  à la distance à laquelle vous vous trouvez du tableau…
Abimer de telles oeuvres serait dramatique, inacceptable.
Quel poids sur les épaules de celles et ceux qui sont chargés de rafraîchir les oeuvres.

En mars, lorsque le tableau sera à nouveau révélé aux yeux du public, que découvrira-t-on?
Est-il réellement trop lumineux, trop clarifié, comme le craignent certains experts?
Une chose est sûre: cette polémique attirera du monde à l’exposition que le Louvre consacrera à « Sainte Anne ».
Notez que… Léonard n’a pas besoin de cela pour attirer les foules.

Martine Bernier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’ai toujours eu avec Sherlock Holmes une relation un peu particulière.
J’avais aimé les livres que j’avais lus à la fin de l’enfance.
Mais en découvrant les personnages à la télévision, bien plus tard, j’avais été déçue.
Je les trouvais vieillots et dépourvus de charme.
Donc, exit Sherlock.
Jusqu’à l’an dernier où cette même télévision a donné naissance à un « Sherlock » totalement disjoncté
Le premier des nouveaux Sherlock , diffusé par la BBC depuis 2010 et interprété par Benedict Cumbertatch, m’a beaucoup amusée.
Il devenait un personnage transposé au XX1e siècle, un peu super héros  un peu fou.
C’était inattendu et plutôt drôle.

Hier, Celui qui m’accompagne a eu envie de voir « Sherlock Holmes 2: Jeu d’ombres ».
J’y suis allée pour lui faire plaisir et… j’ai passé un très bon moment.
Mieux vaut oublier les romans et le personnage de base: vous seriez déçus.
Robert Downey campe un Sherlock dandy dont l’acuité intellectuelle est toujours aussi redoutable, mais beaucoup plus typé que les premiers détectives joués.
Il est séduisant, drôle, vif, se moque d’à peu près tout, mais est  finalement bon ami malgré son égocentrisme démesuré.

Côté second rôle, je ne m’attendais pas à ce que Jude Law, adulé du public féminin, campe Docteur Watson aussi crédible.
Quant au froid, inquiétant et sanguinaire Moriarty, il prend vie sous les traits de Jared Harris.
Les effets spéciaux du film sont redoutablement efficace, particulièrement lors de la fuite dans la forêt où les arbres sont déchiquetés sur le passage des comédiens.
Bref, Sherlock et ses acolytes ont été revisités, dépoussiérés, adaptés au public d’aujourd’hui.
Résultat, le film est rythmé, savoureux.

Martine Bernier

 

Cela se passait dans la salle…

Il y avait du monde au cinéma, ce jour-là.
Des spectateurs de tous âges, heureux d’être là.
Et puis, il est arrivé, accompagné de son père, je pense.
Ils avaient un petit air de ressemblance au niveau du visage.
Il devait avoir dix ou onze ans, et se trouvait en fauteuil roulant.
Un fauteuil électrique, doté d’une tablette qu’il pouvait utiliser avec ses coudes.
Ses bras et ses mains étaient déformés, il contrôlait mal ses gestes.
Quant ils sont arrivés, ils ont un peu hésité.
Ils ne savaient visiblement pas où se mettre.
Un employé du cinéma est arrivé et a ôté les trois premiers sièges de la première rangée.
C’est là qu’il a pris place avec son fauteuil, son père à ses côtés.
Les escaliers qui mènent en haut de la salle lui en interdisent l’accès.
S’il veut aller au cinéma, il doit s’installer là, dans l’angle, tout en bas, le nez en l’air, sur l’écran.
La plus mauvaise place alors qu’il mériterait la meilleure.
Les gens, en entrant, se trouvaient face à lui.
Ils s’éloignaient très vite, sans le regarder, un peu gênés.
Pas un regard, pas un sourire.
Lui avait un visage d’enfant, candide.
A l’entracte, il avait l’air content.
Il taquinait son père en tentant de lui poser la main sur la tête.
Ces deux-là s’entendent bien.
A la fin du film, ils sont partis très vite.
Dehors, il faisait froid, pluvieux.
Tandis que nous nous éloignions, nous les avons vus.
Son père se dirigeait vers une sorte de camionnette rouge.
Une voiture équipée.
Et lui roulait, quelques mètres derrière lui.
Sherlock m’a amusée.
Mais dans la salle, cette vie fragile m’a bouleversée.

Ce 28 janvier 2012, Ecriplume vous ouvre les portes de sa nouvelle « maison », dans laquelle j’espère que vous vous sentirez bien.
Les différents blogs ne sont désormais plus hébergés sous des adresses différentes, mais se retrouvent tous ici, indépendants les uns des autres mais logés à la même adresse.
Vous trouverez également un onglet supplémentaire vous permettant d’accéder aux renseignements professionnels que je distillais sur un site annexe.

Si j’ai pu réaliser les fonds de chaque blog, je n’aurais pas réussi à le faire sans Walter, un professionnel de l’informatique qui a décidé un jour de m’aider, juste par amitié.
Je lui envoie toute ma reconnaissance!
Voyant que j’étais bien décidée à arriver au bout de mon projet, Bruno, Celui qui m’accompagne, a lui aussi décidé de me donner un coup de main.
Il a passé énormément de temps à transférer mes textes, avec une patience infinie.

Lorsque vous entrez sur Ecriplume, vous pouvez découvrir un éventail de photos placés en fond de blog.
Chacune d’entre elles a une signification importante pour moi, symbolique ou non.
Y compris celles représentant mon Mogwaï, Pomme, petit bichon havanais complice de ma vie depuis deux ans, dont je parle  souvent sur Ecriplume.
Ce fond ressemble à ma vie, à mon bureau, à mon décor…
Des roses anciennes, des objets essentiels, parfois un peu désuets, des gravures, des cartes, et des références à ces peintres dont le talent rayonnant me bouleverse.
Aucune image n’est là  par hasard: toutes comptent pour moi.
Ecriplume entame donc sa nouvelle vie…
J’espère qu’elle se poursuivra en votre compagnie!

Martine Bernier