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Archives mensuelles : février 2012

Saviez-vous qu’il existe deux Joconde?

Celle, bien sûr,  que tout le monde connaît, de Léonard de Vinci, et l’autre, de  Johannes Vermeer, ce maître hollandais oublié durant deux siècles.
Sa « Jeune fille à la perle », peinte en 1665 pense-t-on (il n’est pas daté), est surnommée « La Joconde du Nord ».
Et elle fascine autant que l’autre, en raison du mystère qui entoure son modèle. 
Car personne n’a jamais pu dire qui se cachait derrière ce visage pur et angélique. 

Très secret, Vermeer a peint de nombreux tableaux dont les modèles n’ont toujours pas été identifiés à ce jour.
Plus limpide est la trajectoire du tableau dont on sait qu’il a été acheté aux enchères en 1882, pour 230 florins, afin de rejoindre une collection publique.
En 1903,  la toile est léguée au Musée Mauritshuis de la Haye… et devient une star internationale.

Lorsque l’on regarde cette oeuvre, le regard est attiré par la perle. 
Cette perle… on ne voit qu’elle ou presque.
Posée au creux du cou, elle capte la lumière.
Il semblerait que ce soit l’une de ses lectures qui a inspiré à l’artiste l’idée de la perle.
Dans « L’Introduction à la vie dévote » (1608), de St François de Sales, un passage parle d’Isaac, qui, en gage de son amour, avait offert des perles à Rebecca.
Pour Vermeer, la perle devient le symbole de la chasteté, ce qui pousse les experts à penser que le tableau pourrait avoir été réalisé pour le mariage de la jeune fille.

Des lèvres nacrées entrouvertes comme si elle allait se mettre à parler, un teint de porcelaine, un fond noir qui fait encore ressortir la souplesse de la peau presque transparente, un regard qui vous fixe, les plis soyeux du foulard … mais aussi des détails inattendus comme cette perle surdimensionnée et le turban oriental, alors prisé en Europe du Nord: tout dans ce tableau est magnifiquement reproduit.

Passé maître dans l’art du clair-obscur, Vermeer y a atteint la perfection.
Le secret quant à l’identité de sa protégée, lui,  reste intact et continue à captiver.
En 2000, elle devient l’héroïne d’un livre américain signé Tracy Chevalier, qui la bombarde jeune servante protestante de 16 ans au service de Vermeer et de son épouse, couple de bourgeois catholiques de Delft. 
Possible mais pas sûr…

Lorsque Vermeer meurt, en 1675, laissant sa femme et ses enfants criblés de dettes, il laisse  ses tableaux dont quatre chef-d’oeuvres: « L’Atelier du peintre », « Vue de Delft’, « la Dentelière »  et  « La Jeune fille à la perle ».

Cette jeune fille sans identité,  sortie de l’ombre et fixée à tout jamais dans la lumineuse beauté de son adolescence….

Martine Bernier

 

Je ne parle en général que des films que j’ai aimés, sur Ecriplume.
Une fois n’est pas coutume, pour éviter à d’autres qui passeraient par ici, d’être déçus par un film dont ils risqueraient d’attendre beaucoup, je déroge à cette règle.

En voyant la bande-annonce, je savais déjà que je ne l’aimerais pas.
Mais que voulez-vous: il est signé « Spielberg »…
Ce que je n’ai pas aimé? Tout ou presque.
L’histoire, d’abord, qui peut plaire à d’autres, bien sûr,  mais qui fait partie des scénarios que je fuis.
De cela, ne tenez pas compte: j’ai horreur de voir maltraiter les animaux, de voir un enfant privé de son compagnon.
Ce n’est pas un argument valable pour donner un avis négatif sur un film.  

L’histoire, donc, se situe durant la Première Guerre Mondiale, et raconte l’amitié entre un adolescent, Albert (Jeremy Irvine) et son cheval, Joey (heu… ils étaient 17 pour le rôle!) 
Son père, fermier qui n’a pas un sou vaillant, achète un jour le cheval aux enchères, juste pour contrarier son riche propriétaire qui le veut lui aussi.
Cette transaction met la famille sur la paille mais rend le garçon fou de bonheur.
La vie se déroule jusqu’au jour où l’Angleterre rentre en guerre contre l’Allemagne.
Le père d’Albert vend le cheval à l’armée.
Et nous voilà embarqués dans la vie de Joey, malheureux demi-sang condamné à participer à ces  batailles sanglantes qui ne le concernent pas, puis à tirer des charges au-dessu de ses forces.
Certaines scènes sont d’une dureté terrible, d’un réalisme effrayant.
La Première Guerre était une boucherie, ce n’est un secret pour personne.
La scène au cours de laquelle Joey se trouve face à un char d’assaut est étrangement symbolique des deux époques, de deux étapes dans « l’équipement » guerrier.
Mais elle est incohérente: que faisait ce tank dans une impasse où le seul être vivant était un cheval, alors que le reste de la colonne partait ailleurs?
D’un bout à l’autre du film, on voyage entre l’horreur et la candeur du réalisateur qui, ouf, va permettre à Joey et Albert de se retrouver et de rentrer vivants, plus proches que jamais. 

En résumé, je me suis ennuyée, d’un ennui dérangeant, devant cette histoire prévisible et j’ai été gênée de voir Allemands, Français et Anglais parler tous la même langue.
Il y a bien sûr des côtés positifs: certaines images sont magnifiques, voir Joey errer sur les champs de bataille qu’il traverse au galop est surréaliste, la présence inattendue de Niels Arestrup dans le rôle d’un grand-père tentant de préserver sa petite-fille de la guerre, est rafraîchissante, et Spielperg reste un très grand réalisateur.

A la sortie, Celui qui m’accompagne a confirmé mon sentiment: il n’a pas aimé le film, lui non plus. 
 

Martine Bernier

Mon premier geste, ce matin en me levant, a été d’aller regarder les actualités sur Internet.
Les Oscars déroulent leur tapis rouge jusque dans mon bureau, pour récompenser Jean Dujardin, le film « The Artist » et… Meryl Streep, une fois encore sacrée meilleure actrice pour son rôle dans « The Iron Lady », comme je l’espérais.

Dans la semaine, je lisais une interview de Jean Dujardin qui expliquait que l’une de ses craintes était que l’on puisse penser de lui qu’il prenait « la grosse tête ».
Et c’est vrai qu’il s’applique, depuis des mois, à faire passer le message qu’il reste le même et  que tous ces honneurs ne lui montent pas à la tête.
Cela m’a fait sourire.
Il a toutes les raisons d’être fier et fou de joie…  
Et cette joie, qu’il essaie de gérer pour ne pas « en faire trop »,  fait plaisir à voir.
J’espère que personne ne va la lui gâcher.

Retour dans le présent.
Depuis quelques jours,  le printemps tente un retour prématuré.
Un ciel bleu, une température en hausse, un vrai soleil, et le nez des montagnes enneigées enrobé d’un halo bien rose, matin et soir.
Il va sans doute y avoir d’autres assauts de l’hiver, mais je rêve déjà de fleurs et d’évasion…
En matière d’évasion, je dois patienter encore un peu.
En attendant, je reprends plus prosaïquement le chemin des laboratoires d’analyses et m’apprête à suivre celui de l’hôpital où se trouve « mon » bon médecin.
Tous les six mois, la surveillance se met en place et je retiens mon souffle.
Aujourd’hui, il va falloir prendre le rendez-vous alors que les analyses sont terminées.
Au moins, le chemin qui mène à son cabinet est ensoleillé!
Comme à chaque fois, je n’arrive pas à me convaincre à empoigner ce téléphone.
Pomme, ma délicieuse Bichon havanais, me rejoint à mon bureau pour son deuxième « câlin du matin ».
Mon Mogwaï, cette délicieuse petite personne, a toujours des attitudes qui me font fondre…
Je regarde mon planning, la pile de travail qui m’attend et qui n’arrive pas à descendre.
Dès que je termine un sujet, deux autres se rajoutent.
Stressant?
Un peu.
Réjouissant surtout: j’aime toujours autant mon travail!
Bon… vais-je me décider à décrocher ce téléphone??

Martine Bernier