Les paradoxes de notre société

Impossible de ne pas frémir devant certains petits événements quotidiens de notre société.
En travaillant sur un sujet qui me permet de faire des recherches dans les faits divers d’hier et d’avant-hier, je suis tombée sur deux articles qui m’ont rendue perplexe.

Tous deux se déroulent en 2009.

Le premier concerne Stewart Smith, un Ecossais de 36 ans à l’époque, vivant à Ayr.
Ce jour-là, ce brave Stewart reprenait confiance en l’humanité, tiens.
Il venait de perdre un billet de 10 livres  tombés de sa poche dans la rue, lorsque deux policiers se sont précipités pour le lui rendre.
Quelle merveille: le monde est beau, le monde est bon!
Oui…
A ceci près que, dans la foulée, les même agents lui ont dressé une amende de 50 livres pour « jet de détritus sur la voie publique ».
Si!

L’autre anecdote se déroule en Argentine où Marcos Ribles, 65 ans en 2009, est arrêté alors qu’il tentait d’acheter de la marchandise avec un faux billet de 100 pesos.
Vilain pas beau, va!
Notez que, jusque-là, mon histoire ne comporte rien d’incroyable.
Sauf que… Marcos n’a pas fini en prison.
Pourquoi?
Parce que les autorités ont jugé ses faux billets trop ratés pour être considérés comme de la fausse monnaie.

Quand je vous dis que notre société ne manque pas de piquant…

Martine Bernier

 

(Source/ « Ca m’intéresse »  septembre 2009)

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