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Certaines conversations nous marquent plus que d’autres.

Ca a été le cas pour moi ce week-end.
Nous étions auprès d’une femme que j’apprécie beaucoup, lorsqu’elle nous a expliqué qu’en 2010, elle a traversé un gros problème de santé.
Partie pour se faire opérer, elle était arrivée à l’hôpital sereinement, ce qui n’était pas du tout son habitude jusque-là.
Elle avait rassuré son mari qui l’avait quittée sans crainte pour se rendre à son travail.
Et puis… un problème est intervenu durant l’opération, inattendu et grave.

Entrée à l’hôpital un mercredi, elle ne s’est  réveillée que le samedi.
Les médecins, ses proches, tout le monde a cru la perdre.
Il lui a fallu des mois pour se remettre, physiquement.
Et plus longtemps encore pour arriver à surmonter le traumatisme de cette expérience choquante.
Elle a eu, pour l’expliquer, une phrase très forte: « Pendant longtemps j’ai cherché… Vous comprenez, trois jours, ce n’est pas grand-chose sans doute, mais on m’a pris trois jours de ma vie. J’ai un trou. »

Elle a fini par se faire aider pour dépasser cette épreuve.
Après que nous l’ayons quittée, j’ai repensé à notre conversation.
Elle a perdu la maîtrise de son existence et de son corps pendant trois jours, n’a pas gardé de souvenirs de ce laps de temps, si ce n’est des flashs où elle voit des gens courir, où elle entend des cris.
J’ai été très touchée par son anxiété, par le regard qui accompagnait ses mots.
Des mots  qui transmettaient bien plus que des banalités.

Martine Bernier 

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