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Je voulais voir à quoi ressemblait réellement Monaco, cette minuscule principauté de moins de 2 km carrés, qui fascine à ce point les amateurs de luxe et de glamour.
J’ai vu.
J’ai été frappée par l’hyper urbanisation qui étouffe complètement les lieux.
Trop de grands immeubles (et il y en a encore en construction!) qui donnent l’impression que l’on cherche à caser un maximum de gens dans un minimum d’espace.
Nous sommes arrivés dans les préparatifs du Grand Prix de Formule I qui va se dérouler dans la ville dans quelques jours.
Amusant de rouler devant les gradins, là où les bolides passent et repassent en hurlant chaque année.
Je n’arrivais pas à me défaire de cette sensation d’étouffement qui se dégage des lieux lorsque nous avons vécu un petit événement magique.
Depuis deux jours, à Saint Paul de Vence, nous recherchions la statue de Folon: l’Envol.
Jusqu’au moment où nous avons appris qu’elle avait été retirée et replacée quelque part à Monaco.

Ce matin, alors que nous passions en voiture sur la route cernée par les échaffaudages, Celui qui m’accompagne s’est écrié: elle est là!!
Comme, bien entendu, je n’avais rien vu, il a effectué un deuxième passage.
Coincée dans un coin, au bas d’un immeuble, cachée, elle était là, en effet.
Cette statue si belle à laquelle Folon a réussi à insuffler toute la légèreté de son univers, est parqué comme un objet dont on ne sait que faire, alors qu’elle rayonnait à St Paul.
Attendant sans doute, du moins je l’espère, que les autorité lui trouvent une  terre d’accueil digne d’elle.

Nous continuons notre périple et, en fin de journée, fatigués, rentrons par Nice.
Une fois encore, je suis frappée par le bruit, le nombre de voitures, et toujours cette urbanisation très présente et pas toujours heureuse…
Les peintres et les artistes ont aimé la Côte d’Azur pour la mer, la végétation, la nature, mais… le charme disparaît sous les constructions et l’agitation.
Si Renoir revenait, aurait-il encore envie de vivre ici?
Aujourd’hui, nous filons vers un autre village, éloigné de la mer.
Pour moi, le pouvoir de séduction de la région est là, avant l’arrivée des cars.

Martine Bernier

 

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