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Vendredi? Déjà???
Nous sommes tous pareils: certaines de nos semaines sont parfois tellement riches qu’elles semblent passer aussi vite qu’un courant d’air.
C’est le cas pour celle-ci. 
La dernière avant quelques jours d’escapade dans le sud de la France, que nous attendons avec impatience!
J’avais décidé de concentrer tout ce que je devais terminer professionnellement sur les premiers jours.
L’écriture intensive était donc au programme  de lundi et de mardi.
Mardi soir, alors que je profitais de l’absence de Celui qui m’accompagne pour m’acquitter des tâches quotidiennes les plus banales, le téléphone a sonné.
Numéro « secret », je n’aime pas cela: j’ai failli ne pas répondre.
C’aurait été une très mauvaise idée.
A l’autre bout du fil, un collègue journaliste croisé il y a fort longtemps dans le grand quotidien pour lequel nous travaillions, m’offrait du travail dans le magazine dont il est responsable aujourd’hui.
Je ne m’y attendais pas.
Rendez-vous est pris pour nous rencontrer à mon retour.
Une jolie fin de journée!

Mercredi soir, j’arrive au bout des articles que je devais terminer.
Soirée débat entre les candidats à la présidentielle, en France.
Je ne veux pas la manquer… et j’ai eu raison, c’était passionnant à plus d’un point.

Jeudi, je commence à décompresser, à songer à tout ce qu’il me reste à faire avant de partir, lorsque j’apprends que ma rédaction a un besoin très urgent de deux pages complètes pour les prochaines éditions.
J’avais annoncé mes dates de vacances, mais, dans l’effervescence du quotidien, elles ne semblent pas avoir été notées.
Deux jours… il me reste deux jours ouvrables pour contacter et interviewer six personnes, et pour leur consacrer à chacune un portrait.
Je commence immédiatement.
En fin de journée, le « six » devient « sept ».
Pas d’angoisse, non.
Juste une poussée d’adrénaline bien utile en cas de stress.
Mes interlocuteurs sont tous épatants, ils me répondent avec une gentillesse rare, j’ai beaucoup de chance.

Jeudi soir, j’écris toujours.
Dans la soirée, je m’interromps pour suivre un reportage traitant de l’immigration.
Et je suis marquée par une image.
Un homme d’une quarantaine d’années, assis seul à une table, devant une tasse, dans une pièce commune.
Il y a une ou deux personnes debout un peu plus loin, mais personne d’autre à table.
Quand il voit la caméra, il sourit et , en laissant le bras posé sur la table, lève la main.
Un petit salut discret, poli.
Rien d’autre.
Pas de supplication, de revendication.
Juste ce regard aimable, ce sourire et ce signe.
J’aimerais que l’on m’explique pourquoi cette image me poursuit depuis que je l’ai vue. 

Nous sommes vendredi, j’en suis à la moitié du travail ou presque.
Les interviews reprendront dès 8 heures.
Ce soir, des amis viennent dîner parmi lesquels « mon » dessinateur attitré pour le journal de l’Entraide Familiale Vaudoise.
Il a créé un personnage qui illustre mes articles sur l’adolescence, et que les lecteurs adorent.
Je vais donc lui consacrer un portrait, à lui aussi.
Samedi, c’est nous qui sommes attendus pour un rendez-vous repas-dégustation qui est toujours l’occasion d’un moment sympathique.
Et dimanche, nous devons filer chez mon fils cadet et sa compagne pour leur confier Pomme, qui ne serait pas la bienvenue dans les endroits que nous comptons visiter.

J’en viens à me demander quand je vais arriver à caser toutes les choses que j’aimerais faire avant le départ! 
D’autant que, lorsque nous reviendrons, j’aurai deux jours et demi pour travailler avant d’accueillir pour le week-end de l’attention (pardon… de l’Ascension!)  ma famille Bretonne!
J’adore la vie lorsqu’elle est trépidante! 

Martine Bernier 

2 réponses à Images flash d'une semaine étonnante

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