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D’où j’écris, je vois… la mer, des jardins et des palmiers!
Ce pourrait être pire…
Ce lundi matin, aux petites heures, nous avons pris la route des vacances.
Le col du Grand Saint Bernard et ses sommets enneigés, la descente sur l’Italie, avec les toits en ardoises des maisons du Val d’Aoste, le Piémont…
Nous roulons depuis trois ou quatre heures quand, au détour d’un tunnel, la Méditerranée apparaît.
Les genets et les ajoncs déploient leur or au bord des routes.
Pourtant, je suis frappée par autre chose: le nombre de forêts brûlées, par les arbres noirs, les terres lunaires et, par endroits, par les feuillus courageux qui repoussent et reverdissent les collines.
Chaque année, ces régions souffrent et craignent les incendies.
Nous arrivons sur la Côte d’Azur.
Comme à chaque fois que je me rends dans un endroit que je ne connais pas, je prends une indigestion d’images.
La mer si bleue, la végétation luxuriante, les fleurs abondantes, les cactus, les oranges dans les arbres, les maisons aux couleurs et aux architectures barroques, la côte surpeuplée, les bateaux, les immenses ferrys qui voguent vers la Corse.

Il faut prendre le rythme des lieux…

Martine Bernier

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