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Archives mensuelles : juin 2012

Avez-vous déjà été subjugués par des personnages de la littérature que vous avez ensuite découverts dans un film avec plus ou moins de bonheur?
De mon côté, cela m’est arrivé souvent.
Mais deux d’entre eux restent pour moi des personnages merveilleux qui restent dans un coin de ma mémoire.

Le premier est l’un des piliers de la saga de Maurice Denuzière: « Louisiane ».
Il s’agit de l’intendant: le fascinant, dévoué et séduisant Clarence Dandridge. 
L’histoire, on la connaît: elle raconte la vie de Virginie Trajan, jeune parisienne qui, devenue orpheline, part en Louisiane en 1830.
Elle y épousera le Marquis de Damvilliers, propriétaire du domaine de Bagatelle, et aura quatre enfants de lui.
Dans cette plantation de la Nouvelle Orléans, la Dame de Bagatelle va vivre les grands changements historiques de 1830 à la deuxième guerre mondiale.
A ses côtés, Clarence, le beau régisseur inaccessible et mystérieux est, pour moi, le personnage principal du livre.

L’autre personnage se rencontre dans un vieux roman de Jane Austen, paru en 1813: « Orgueil et Préjugés » (« Pride and Prejudice »°.
On y découvre le destin d’un couple anglais, qui sous le règne du roi Georges III, veut marier  ses cinq filles.
Mais, dans fortune réelle, leurs chances sont faibles…
Dans ce livre qui se lit avec délice et qui décrit merveilleusement la société anglaise de l’époque,  évolue Monsieur Darcy, riche gentilhomme un peu sauvage, orgueilleux et assez secret. 
 

Ces deux personnages, j’ai fini par les « voir.
Dans le films « Louisiane » de Philippe de Broca, Ian Charleson a campé un Dandridge raffiné, qui ne m’a pas déçue.
Pour « Orgueil et Préjugés », je suis plus mitigée.
Dans le film de 2005, le rôle était tenu par Matthew Macfad, qui a rendu un Darcy romantique et timide.
Il était bien, oui…
Mais je ne retrouvais pas « mon » Darcy.
Et puis un jour, j’ai vu « Pride et prejudice », le film de 1995 que Arte a eu la bonne idée de rediffuser.
Et là, j’ai découvert le « vrai » Monsieur Darcy, tel que je l’imaginais, sous les traits de Colin Firth.
Difficile de faire mieux…

J’aimerais trouver le temps de relire ces deux livres.
Rien que pour pouvoir poser des traits sur les personnages…

Martine Bernier
 

Il faut bien le reconnaître, lorsque j’aborde une semaine d’examens médicaux, c’est-à-dire, selon les enjeux, tous les trois ou six mois, cela ne me met pas de joyeuse humeur.
J’ai beau me dire que je ne suis plus dans une situation d’urgence pour l’instant, je suis comme tous mes compagnons et compagnes qui traversent le long chemin des surveillances médicales « ad vitam arternam »: j’ai toujours une appréhension.
La dernière fois, c’était ce printemps.
Je n’ai donc aucune envie d’y retourner aujourd’hui comme je m’apprête à le faire. 

Au-milieu de ces sentiments divers, il y a toujours ce que j’appelle « les fleurs dans le désert ».
Elles apparaissent en général lorsque je téléphone, comme cette semaine et que la conversation s’engage après que j’aie décliné mon identité:

– Le docteur X aimerait que je refasse toutes les analyses…
(s’ensuit la liste des joyeusetés commandées).
– D’accord. Bon, alors vous avez besoin de 24 heures pour la première, de 24 heures pour la deuxième…
– Et d’un rendez-vous pour la série de prises de sang. Serait-il possible de passer mercredi?
Un petit rire, de l’autre côté:
– J’ai reconnu votre voix! Alors non, pas mercredi avec vous: l’infirmière spécialisée ne sera pas là! Vous êtes un cas trop compliqué pour que j’ose vous piquer  moi-même!
 – Mince, je suis démasquée! Je suis désolée d’être aussi pénible…mille fois pardon!
– Ah non! Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire! Ce n’est pas votre faute si vous n’avez pas de veines!
– A qui le dites-vous!

Elle rit de l’autre côté:
– Vendredi matin, l’infirmière sera là. Je vous propose de commencer vos premières analyses jeudi matin, puis d’entrecouper avec les prises de sang, et de terminer avec la dernière série d’analyses dimanche pour que vous puissiez les apporter lundi. Je vous donnerai le matériel vendredi, ça ira?
– Oui. Mais ne vous souciez pas du matériel: le labo de l’hôpital m’a déjà tout donné, je suis équipée!
– C’est vrai que vous êtes une habituée! Je suis vraiment contente que nous finissions la semaine avec vous.
– J’aimerais bien pouvoir dire la même chose!

Ces hommes et ces femmes en blouses  blanches que je retrouve régulièrement au labo ou à l’hôpital, sont devenus mes fleurs dans le désert.
Ils sont là, allègent les moments difficiles grâce à leur sourire, leur humour et leurs soins.
Une façon d’être qui sème de l’humanité partout partout derrière eux.
Donc, ce matin, je m’apprête à partir sans trop apprécier ce qui va se passer, mais… je me réjouis de revoir cette équipe avec laquelle, toujours, nous finissons par échanger des moments plutôt amusants!

Martine Bernier

 

 

Voici quelques jours, j’ai eu un réel coup de coeur pour une photo, sur le réseau social Facebook.
Je l’ai partagée et les réactions n’ont pas tardé.

Parmi elles, celle de l’un de mes amis qui a simplement écrit quelques paroles de la chansons « SOS d’un terrien en détresse »:

 « ..♪♫J’ai jamais eu les pieds sur terre
J’aimerais mieux être un oiseau
J’suis mal dans ma peau♪♫♪… »

Ce qui m’a touchée? 
De voir qu’une simple image peut provoquer chez chacun de nous des sentiments divers, des émotions souvent subtiles…
Les mots de Starmania étaient en parfaite harmonie avec la photo…

Je prolonge ici la petite magie de l’instant.

Martine Bernier