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Le titre du livre de Dumas me revient à la mémoire au moment d’écrire ce texte.
« 25 ans après »…

 Avez-vous déjà retrouvé quelqu’un qui vous était proche, 25 ans après l’avoir perdu de vue?
Pour ma part, j’ai vécu cette expérience hier, et j’en ai encore des étoiles dans les yeux.
C’est intense, très bouleversant.

Si, du côté de ma famille paternelle, j’ai trois attaches très solides et infiniment importantes pour moi, il ne me restait qu’une personne qui comptait réellement à me yeux du côté de ma très grande famille maternelle: mon cousin Yves.
Un cousin germain  dont j’avais fait la connaissance suite à une invitation qu’il m’avait adressée dans les années 80, alors qu’il organisait une grande « cousinade ».
Je n’y étais pas allée, mais nous étions restés en contact.
Quand Yves est venu me voir pour la première fois en Suisse, nous nous sommes immédiatement très bien entendus.
Il est venu régulièrement passer des séjours chez moi, les enfants l’adoraient, et chacune de ses visites était l’occasion de moments magiques, de fous rires et de complicité.
Il était aussi pondéré, calme, doux et gentil que je pouvais être  remuante.

Comme c’est souvent le cas, la vie nous a séparés: nos destins nous attendaient.
Il y a environ un mois, par un coup de chance extraordinaire que je dois à Facebook, (encore lui!), nous sommes à nouveau rentrés en contact.
Aussitôt, nous avons recommencé à correspondre comme nous le faisions autrefois.
Et, voici quelques jours, Yves nous a annoncé qu’il était en Suisse avec son épouse, comme chaque année.

Hier, donc, nous les avons invités à venir nous retrouver au Nid, pour un repas à la suite duquel le petit  Clan viendrait nous retrouver.
25 ans… c’est long.
Je craignais un peu le moment des retrouvailles, m’inquiétais de savoir si nous serions toujours sur la même longueur d’ondes, s’il n’allait pas me trouver trop changée.
Toutes ces inquiétudes se sont révélées vaines.
Dès que nous nous sommes retrouvés, la complicité est revenue.
A table, alors que tout le monde était venu nous rejoindre, nous recommencions à  avoir nos fous rires, repartions dans nos interminables conciliabules.
Il m’a raconté ce que ces 25 ans lui avaient réservé comme bonnes et mauvaises surprises.
Je lui ai confié ce que fut mon chemin.
Chris, son épouse, m’a raconté ce qu’a été sa vie.
Mon Capitaine a répondu aux questions lui aussi.

Dans la conversation, Yves m’a dit combien il était heureux lors de nos séjours partagés.
Je l’étais aussi: ils font partie des tout beaux moments de ces années-là.
Notre relation d’amitié et de  cousinage a repris.
Samedi prochain, Celui qui m’accompagne et moi partirons en montagne retrouver mon complice et sa femme avant qu’ils ne repartent pour la Belgique.
La vie vient de me faire un nouveau cadeau.

Martine Bernier 

2 réponses à 25 ans après…

  • Yves:

    En arrivant je me demandais: « comment vais-je me comporter ? Être sérieux, posé … non … c’est idiot … comment alors ? Vais-je trouver les bons mots ? Ne sera-t-elle pas déçue ?
    Et puis, on est devant la porte, c’est trop tard, un frisson me parcours car la porte s’ouvre et je ne sais toujours pas …
    Elle est là, Elle n’a pas changée … et moi non plus car tout de suite et sans se parler la complicité est revenue, comme il y a 25 ans. De suite tout est revenu, les fous rires, les taquineries, les répliques. Sébastien et Yann qui n’ont rien oublié du passé, nous regardent, ils sourient, ils savent que nous ne sommes pas fou, mais les autres… ?
    Je suis heureux de les avoir revus, « les gamins » car ils faisaient partie de notre petit monde, déjà complices eux aussi malgré qu’ils étaient encore petits.
    Je suis maintenant de retour en Belgique et nous reprenons nos échanges via courriel, nous nous sommes échangés nos « détails » sur Skype, ainsi on pourra se parler et même se voir.
    Encore une chose, il faut maintenant qu’ils viennent nous voir en Belgique.

    • Martine Bernier:

      Comme il me touche, ton petit mot… Est-ce que cela te rassurera si je te dis que, de l’autre côté de la porte, moi aussi je me demandais comment cela allait se passer? Et trois minutes après, j’étais ravie, baignant dans la même complicité que celle de nos 20 ans! Veux-tu que je te dise, mon cousin? Nous avons beaucoup de chance! :o))

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