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Pomme est un chien TRES intelligent.
Elle comprend tout ce que nous lui disons (ou presque: elle a encore un peu de mal à développer la pensée de Descartes), pousse  les portes (mais ne les referme pas), et se comporte comme une jeune fille de bonne famille en société.
Mais elle a un point faible: elle n’assimile absolument pas les règles du jeu de la « baballe » que tout chien qui se respecte connaît instinctivement dès sa plus tendre enfance.
Ce dimanche, après avoir subi sa « coupe d’été » qui lui donne un air de spirou hirsute absolument irrésistible, elle semblait avoir  besoin de dépenser son énergie.
Pour me faire pardonner de l’avoir toilettée, je lui ai donc proposé de jouer avec elle.
Pour cela, un ingrédient essentiel: une balle mutlicolore en mousse recouverte de peluche.
La préférée de Pomme qui y tient énormément.

Pleine d’enthousiasme, j’ai pris l’objet en question et l’ai lancé à l’autre bout du salon en encourageant mon Mogwaï de la voix:
- Vas-y Pomme,  cours la chercher!

Elle a foncé vers son jouet, l’a ramené en faisant des bonds de cabri.
Jusque-là, tout allait bien.
C’est en général à ce moment-là que tout se gâte, ce qui n’a pas manqué d’arriver.
Au lieu de me rapporter la balle, elle bifurque direction son panier, la gardant précieusement dans sa gueule au cas où l’idée saugrenue de la lui prendre me traverserait l’esprit.
J’ai beau faire, Pomme n’arrive pas à assimiler les règles du sport d’équipe.

- Pomme, enfin! Tu n’as rien compris. Ce n’est pas parce que je te la prends que tu perds! Ca s’appelle un jeu! Je jette, tu ramènes. Ca se fait beaucoup, en principe! Le but n’est pas de gagner!

Je kidnappe la boule colorée et la jette à nouveau.
Même scénario: elle fonce la chercher, mais cette fois, au lieu de la laisser filer, je reprends la balle au passage et la relance.
Ce jour était un grand jour.
A deux reprises, elle a consenti à se laisser arracher la « baballe ».
En temps normal, dans le meilleur des cas elle défend son bien blottie dans son panier en y plantant les dents, comme si elle était l’une des sentinelles de Fort Alamo.
Dans le pire, elle émet un léger grognement dissuasif prenant un air penaud lorsque je la ramène à la raison.

Ce matin, après une semaine un peu fastidieuse d’analyses médicales, mais riche en excellentes nouvelles professionnelles, je me trouvais comme maintenant, devant mon clavier.
Quand soudain…  j’ai vu deux pattes se poser sur moi et une petite tête hirsute apparaître.
Avec, dans la gueule… la célèbre  baballe!!
Miracle!! Pomme a compris l’esprit Olympique!!! 

Martine Bernier 

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