juillet 2012
L Ma Me J V S D
« juin   août »
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031  

Catégories

Il existe, dans l’Histoire de France, des épisodes romanesques à souhait.
La relation d’Henri III et de Louise de Lorraine fut sans doute l’une des plus belles histoires d’amour de la royauté.

C’était pourtant plutôt mal parti.
Avec sa manie de se déguiser en femme et de s’entourer de « mignons », le jeune homme faisait le désespoir de la Cour.
Lui qui a été le dernier des Valois a pourtant été le seul à faire un mariage d’amour, lui que l’on pensait homosexuel.

Un jour de février 1575, Louise apprend par sa belle-mère, qui a, jusque-là eut tendance à lui mener une vie d’enfer, que le roi de France l’a demandée en mariage.
Plutôt Cendrillon que Belle au Bois Dormant, la jeune fille est sidérée.
Elle n’a rencontrer le roi qu’une seule fois, un an et demi plus tôt, à Nancy.
Henri III était alors sur le chemin de la Cracovie où il devait être sacré roi de Pologne, sans enthousiasme de sa part.
Lorsque, au cour d’une étape, il rencontre Luise dont la beauté lui rappelle la France qu’il est en train de quitter, il lui demande de prier pour lui.
A l’époque, son coeur est pris par Marie de Clèves.
Mais au cours du voyage, Catherine de Médicis, son auguste mère, a trouvé un mari à cette encombrante maîtresse qui mourra en couche peu après.
La reine Mère a décidé de marier son rejeton à une princesse suédoise, ce qui révolte le roi.  
Et c’est là qu’il se souvient de la jeune Louise, sans titre et sans fortune, mais si jolie qu’il décide de l’épouser contre l’avis de sa mère.
Cette fois ça y est, il est roi et le montre.

Discrète et très pieuse, Louise n’a pas joué de rôle politique réel.
Mais elle est sans doute la reine la plus attentionnée , la plus proche de son époux.
Ils forment un couple inséparable, amoureux, très uni.
Malgré tous leurs efforts, ils n’auront jamais d’enfants, bien que Louise ait été enceinte.

Louise deviendra veuve en 1589, et la perte de son époux la laissera éplorée.
Jamais elle ne s’en consolera.
Elle vouera ensuite un culte macabre à son défunt mari, dans le château de Chenonceau qu’elle occupera jusqu’à son départ pour Moulins où elle finira sa vie. 
Après sa mort, en 1601, Louise sera enterrée à Paris, dans l’église des Capucines, puis ramenée à St Denis en 1817.
Mais jamais elle ne partagera le tombeau d’Henri.

Martine Bernier
 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>