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Archives quotidiennes : 13 août 2012

Exemple de Netsuké (il ne s’agit pas de celui dont je parle dans l’article)

Ce samedi, nous flânions dans une brocante, à Evian, lorsque quelque chose a attiré mon attention.
Posés dans un coin, sur un petit meuble installé sur des tapis, se trouvaient des sculptures miniatures d’origine asiatique.
Pour la plupart taillés dans l’ivoire ou dans de l’os, elles étaient d’une finesse prodigieuse.
Je suis restée en arrêt pour les contempler et, comme il fallait s’y attendre, il n’a pas fallu deux minutes pour que le propriétaire de ces merveilles vienne nous parler.
Il nous a expliqué qu’il était antiquaire professionnel, qu’il habitait en Belgique et qu’il profitait de ses vacances dans la région pour participer à cette brocante. 
La différence de qualité entre ce qu’il proposait à la vente et les objets exposés un peu partout était telle que j’ai posé quelques questions sur sa collection qu’il nous a proposé de voir de plus près.
J’avais déjà entendu parler des Netsuké, mais je n’avais jamais eu l’occasion d’en tenir dans les mains.
Ces minuscules oeuvres d’art sont aussi appelés les « Boutons de Mandarin »… tout simplement parce que les riches mandarins en portaient à leurs vestes et autres vêtements.
Leur nom varient en fonction de leur forme, et les sujets sont d’une variété époustouflante.
Des bouddha, des scènes érotiques, des animaux, des personnages, des scènes de la vie quotidienne…
Celui qui m’accompagne et moi avons été littéralement séduits par la reproduction des pêcheurs à bord d’un petit bateau.
Les détails de chaque personnage étaient d’une précision et d’une pureté d’autant plus fascinantes que la pièce ne faisait pas plus de 5 cm de long. 

Les Netsuké sont chers, ce qui n’a rien d’étonnant.
Malgré les arguments très convaincants du vendeur et la beauté de l’objet, je ne l’ai pas acheté.
Mais le tenir entre mes mains et avoir pu le détailler comme nous l’avons fait a été un grand moment…

Martine Bernier