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Ce 15 août marquait le deuxième anniversaire de notre rencontre.
Déjà…
Cette année, Celui qui m’accompagne a décidé de marquer l’événement à sa manière… et il a réussi: ce 15 août restera inoubliable.
Le matin, alors que je travaillais, il a commencé par disparaître avec Pomme  pendant que j’écrivais.
Une bonne heure plus tard, ils sont revenus.
Mon Capitaine portait un gros bouquet de fleurs et des sacs.
Le repas de midi a été le prémisse de la fête: sur deux mille-feuilles réunis en un, un chiffre deux en porcelaine, surmonté d’une bougie allumée.
C’était une attention adorable…
L’après-midi, il fallait partir pour un court reportage et l’écrire en revenant pour ne pas me laisser déborder par tout ce qu’il y a à faire ces prochains jours.
Mais peu avant 19 heures, nous avons confié le nid à la surveillance de Pomme et nous sommes partis.

Arrivés dans le village où j’habitais lorsque nous nous sommes rencontrés, mon Capitaine a bifurqué.
Au lieu de prendre la route de la frontière, il a fait un crochet et nous nous sommes retrouvés devant mon ancien appartement, là où je l’ai vu pour la première fois.
Il souriait sur la route:  » Ce soir, c’est un pèlerinage! »
Nous avons revu notre premier nid, le pré où Pomme a fait ses premiers pas de petit bichon, où elle a fréquenté un troupeau de vachettes que je retrouvais régulièrement dans le parking!
Souvenirs…

Une fois la frontière passée, nous avons suivi la route qui borde le lac, la route d’Evian.
« Notre route ».
Celle que nous avons prise pour passer notre toute première soirée ensemble, il y a deux ans.
Il y avait un monde fou juste avant Evian.
Après avoir garé la voiture, mon Capitaine m’a emmenée dans notre auberge fétiche: le très romantique restaurant « Les Cygnes ».
Nous avons mangé sous la tonnelle, sur le bord du Léman.
J’ai adoré ce moment: le personnel commence à nous connaître, depuis le temps que nous hantons les lieux.
Tous sont adorables avec nous.
Et, malgré le fait qu’il y avait vraiment beaucoup de monde, l’ambiance était douce.
Dans la soirée, les signaux d’alerte placés autour du lac ont commencé à clignoter.
Avis de coup de vent… qui n’a pas tardé!
L’eau remuait beaucoup, le ciel s’est couvert, le patron s’inquiétait de devoir déménager ses hôtes vers l’intérieur…
Mais non: le repas s’est terminé comme il a commencé: sous le treillis recouvert de vigne, dans une légère fraîcheur bienvenue après les températures caniculaires de la journée.

La soirée n’était pas terminée.
Nous avons été à Evian qui était envahie par la foule des grands soirs.
Quelques instants plus tard, nous étions attablés à la terrasse de l’établissement où nous avons passé notre première soirée ensemble, en 2010.
La route était barrée par la police, des vagues de gens avançaient vers le lac: le feu d’artifice s’annonçait.
Ici, il s’agit d’un événement.
Ce feu du 15 août est toujours très beau, et l’atmosphère qui règne dans la ville à ce moment-là est particulière.
Tout le monde s’installe à même le sol, sur les rives ou sur les trottoirs, suit le spectacle puis l’applaudit.

- Je ne me souvenais pas que la route était fermée  la première fois…
- Moi non plus. Je ne me souvenais même pas que le feu était aussi long. Mais il faut dire que ce n’est pas lui que je regardais!

Il avait l’air aussi heureux que moi, mon Capitaine.
C’était un tout beau moment…
La dernière fusée venait d’être tirée et le ciel ruisselait encore d’une pluie d’or et d’étoiles lorsqu’il m’a regardée et m’a dit:

- Accepterais-tu de m’épouser l’an prochain?

 L’émotion a été forte…
J’ai dit oui.

Martine Bernier 

2 réponses à Le feu d'artifice que je n'oublierai pas

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