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Je parlais avec l’un de mes amis par téléphone, lorsqu’il m’a dit:

- Ecoute, je vais te faire écouter quelque chose!

Une seconde après, une musique de cors de chasse résonnait dans l’appareil.
Il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre.

- Les cors de St Hubert?
- Oui!

Cet ami a des origines belges comme moi. 
Les cors de St Hubert, quand j’étais adolescente à Bruxelles, je savais ce que c’était, je les avais entendus une fois.
Mais à 15 ans, il est rare que le spectacle de personnes en uniformes de chasseur à cour, jouant du cor à l’unisson, vous bouleverse.
Par la suite, sur son bâton de marche, mon père m’avait montré sa médaille de St Hubert où j’imagine qu’il avait randonné.
Le Saint Patron des chasseurs avait pour moi des accointances avec les fusils, tandis que St François d’Assise était plutôt protecteur des sangliers,  biches et autres renards.
Il m’a fallu des années pour comprendre que les premiers étaient nécessaires pour réguler les cheptels.
Bien longtemps après, alors que, avec Eric, nous avop,s la chance de faire assez souvent de la montgolfière  grâce à un groupe montgolfiers français que nous retrouvions en Suisse comme en France, nous avons vécu des moments intenses du côté des châteaux de la Loire, avec  la présence d’un groupe de joueurs de cors…. à la Cour de François Ier à laquelle nous avions eu l’honneur d’être conviés.
Le moment m’avait touchée.

Cette fois, j’ai écouté le petit bout de morceau au téléphone, puis j’ai demandé à mon ami s’il avait participé à une chasse à cour ou à la traditionnelle bénédiction des animaux.
C’est la deuxième option qui était la bonne.
Il m’a fait le récit de la cérémonie qu’il a vécue depuis l’extérieur de l’église, rajoutant des éléments anecdotiques à son histoire.

Quand je l’écoute me  parler de ce pays où il se rend très souvent et qu’il aime toujours profondément, de ses traditions, de ses particularités, qu’il en imite les accents, je n’arrive pas à m’expliquer pourquoi je lui suis reconnaissante.
L’air de ne pas y toucher, depuis plus de dix ans, il souffle doucement sur la braise, et me donne l’envie de m’intéresser au lieu où je suis née.

Martine Bernier 

 

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