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Ces saveurs que nous aimons dans nos plats d’aujourd’hui ont souvent une histoire.
Une histoire qui, pour la vanille, est digne d’un roman qui me passionne depuis plusieurs années. 

Tout a commencé par une coupe d’or fin…

 Lorsque, le 8 novembre 1519, Hernan Cortés et ses conquistadors se présentent devant l’empereur Montézuma, celui-ci les reçoit en hôtes d’honneur à Tenochtitlan, ancêtre de Mexico.
Et pour cause…
Les Aztèques prennent Cortés pour Quetzalcoatl, le Serpent à Plumes, dieu de l’intelligence et de la réflexion, revenu « d’où le soleil se lève », comme la légende l’a promis.
À ce dieu incarné et aux conquistadors de sa suite, l’empereur sert du « xocolotl », la boisson des dignitaires.
Fabriqué à base de cacao broyé dans de l’eau puis additionné de poivre et de piment, le breuvage est versé dans des coupes d’or après avoir été parfumé de « tlilxotchitl ».
L’expression se traduit par « gousse noire », ou « mère noire », terme aztèque désignant la vanille.
Les observateurs de l’époque relèvent que deux versions sont tirées de la boisson.
La première, raffinée, est destinée à Montezuma et aux personnages importants qui l’entourent.
La seconde, plus grossière, est recouverte d’écume et servie aux courtisans dans des pots de terre.

 Cortés devient l’un des premiers Européens à découvrir l’arôme du nectar dont l’empereur est si friand.
À son tour, il est séduit.
En charmant le palais du conquistador, le tlilxotchitl  gagne le droit de figurer parmi les différents produits qu’il envoie à la Cour d’Espagne, sous le nom de « Curiosités indiennes et produits des peuples atlantiques ».
Entre des bijoux d’or pur et des coiffes ornées de plumes d’aras, Cortés glisse les précieuses gousses, accompagnées d’un mode d’emploi. Hélas, le voyage des conquistadors n’a pas été entrepris dans un but purement gastronomique.
C’est l’or, que les Aztèques pensent être « La Lagrimas del Sol », « les Larmes du Soleil », qu’ils convoitent…

Martine Bernier 

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