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J’aime beaucoup les peintres flamands, véritables « photographe » de la bourgeoisie et de la vie du XIV et XVe siècle.
La preuve?
Ce tableau, dont on pense qu’il représente Giovanni di Nicola Arnolfini et son épouse, de riches italiens établis à Bruges à l’époques (1434).
Comme toujours, j’ai eu envie de savoir qui était ce couple dont la femme est manifestement enceinte au moment du portrait.
Tous deux appartenaient à de prospères familles de marchands.
Cette richesse est ostensible dans le tableau: la présence des oranges, produit de luxe d’importation, le tapis d’Anatolie, le mobilier, les très beau vêtements.
Les détails de ces vêtements sont peints avec une précision extrême qui donnerait envie d’en caresser les étoffes…

Ce portrait m’impressionne par ses détails, des détails si ténus qu’ils passe parfois inaperçus.

J’ai choisi une photo montrant à gauche le tableau et, à droite, un gros plan du miroir du fond.
Un miroir, entouré de dix scènes de la Passion.
Van Eyck était d’une habileté extrême.
La force extraordinaire de ce tableau est évidemment ce miroir convexe, et le rendu fantastique  des personnages que l’on y distingue et de la pièce. 

Ces personnes que l’on peut y voir  sont deux hommes dont l’un pourrait être l’artiste.
Un artiste dont on sait peu de choses si ce n’est qu’il est né à Maaseik (ville aujourd’hui située en Belgique) , qu’il a travaillé à la cour de Jean III, duc de Bavière+Straubing, comte de Hollande et de Hainaut.
Lorsque le duc Jean est mort en 1424, l’artiste est parti travailler à Bruges et à Lille, au service de Philippe III, duc de Bourgogne, étant à la fois peintre et écuyer.
C’est d’ailleurs dans le cadre de cette activité qu’il a été chargé de plusieurs missions diplomatique.
Lorsqu’il est rentré à Bruges où il a acheté une maison, Van Eyck est entré dans la partie la plus riche de sa carrière.
Après avoir réalisé son légendaire « Agneaux mystique », il a reçu des commandes qui lui ont permis de bien vivre, parmi lesquelles celles des époux Arnolfini.
Ce portrait se trouve aujourd’hui au National Gallery de Londres.
Et m’impressionne toujours autant.

Martine Bernier

 

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