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Cela faisait bien deux ans que je ne m’étais pas retrouvée aux Urgences, et je m’en passait très bien.
La vie n’étant pas un long fleuve tranquille, il a  fallu  qu’hier, ma journée ne se passe pas exactement comme je l’avais prévu.
Mais cette fois, le scénario a été différent.
J’ai appelé « mon »  néphrologue avant que la situation ne dégénère complètement, et c’est lui qui m’a invitée à me rendre à l’hôpital.
C’était donc encore une urgence « maîtrisable », à la fois plus confortable pour le personnel médical et pour moi.
Mon Capitaine ne m’a pas quittée, rassurant, drôle et tendre.
J’ai de la chance…

Tandis qu’une perfusion diffusait le médicament bienvenu, j’ai échangé avec les personnes qui me soignaient.
Parmi elles, un jeune ambulancier qui effectuait un stage aux urgences pour compléter sa formation nous a parlé de son métier de ses motivations.
Il était prévenant, efficace dans ses gestes médicaux.
Le genre de personne que vous êtes ravis de rencontrer dans ces circonstances!
Il m’a expliqué qu’en France d’où il est originaire, le métier d’ambulancier se limite à être brancardier, alors que la formation suivie en Suisse pour la même profession équivaut à un niveau d’infirmier dans son pays.

Un jeune médecin sympathique et tout aussi chaleureux, piloté par mon néphrologue, m’a remise sur les rails, établissant un plan d’attaque pour me permettre de tenir jusqu’à l’intervention du chirurgien, mi-décembre.
Il a été immédiatement mis au courant de ma situation et avait tous les éléments pour réagir efficacement.
Et puis, j’ai eu la chance de rencontrer une infirmière qui, dans un premier temps, a relevé que nous habitions dans le même village.
Elle nous a parlé d’une exposition à laquelle elle nous a invités, puis nous avons parlé de sa spécialité.
Elle nous a expliqué qu’elle est spécialisée en dialyse et que, actuellement, comme beaucoup de ses patients ont eu la chance de bénéficier de greffes de reins, elle avait moins de travail, ce qui expliquait sa présence aux urgences où elle a déjà travaillé 9 ans dans le passé.
Je lui ai posé des questions sur son service, dirigé par mon néphrologue.
Lorsque j’ai pu quitter les urgences, elle m’a dit, avant de nous laisser, une phrase qui restera gravée dans ma mémoire.
Alors que je lui disais que j’espérais ne pas la rencontrer trop tôt dans son service de dialyse, elle a répondu ceci:

-  Je voudrais vous dire quelques chose d’important. Quand vous irez mieux, même si vous avez l’impression d’être tirée d’affaire, n’arrêtez jamais de vous rendre aux consultations du néphrologue. Même si cela vous paraît pénible de le faire. Nous avons trop souvent des patients qui s’imaginent hors de danger, qui arrêtent d’aller aux visites de contrôle, et qui finissent chez nous, en dialyse. 

Je lui ai souri en lui expliquant que, de mon côté, j’avais très conscience de l’importance de ces consultations… qui ne sont pas des corvées pour moi vu que j’apprécie beaucoup mes médecins.

Les maladies des reins, comme je pense toutes celles qui touchent un organe vital, ont une particularité: elles vous forcent à apprendre une certaine sagesse…
Ce qui, finalement, n’est pas négatif!
 

Martine Bernier

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