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Souvenez-vous…
C’était dans les années 80.
Un groupe de personnes qualifiées par certains de doux utopistes décident de tenter une expérience: vivre en autarcie dans une immense serre hermétique.
Celle-ci est installée en plein coeur du désert de Sonora, dans le sud de l’Arizona.
Une bulle blanche de verre et d’acier ressemblant à un vaisseau spatial échoué au milieu de nulle part.
Le complexe est gigantesque et appartient désormais à l’Université de l’Arizona.
Parce qu’il faut bien l’avouer: l’expérience a été un fiasco.
Le projet s’appelait Biosphère 2 et avait été lancé par Edward Bass, milliardaire de son état, et par le scientifique John Allen.
Tous deux voulaient créer une réplique de la Terre sur Mars.
Et Edward avait les moyens de s’offrir de luxueux jouets.
Après la construction du site, huit volontaires avaient été sélectionnés pour rester deux ans dans cet univers clos et vivre de la culture de fruits et de légumes.
Le but était de voir si l’expérience serait faisable dans l’Espace.
Mais au bout d’un an, l’oxygène vient à manquer, et Biosphère 2 devient la risée des médias.

Aujourd’hui, contre toute attente, des découvertes sont nées de ce que beaucoup avaient qualifié de mascarade.
Notamment en ce qui concerne les coraux.
Rien que l’écosystème océans reproduit un massif corallien tropical dans 3’800 m3 d’eau de mer où vivent des dizaines d’espèces de poissons et de coraux. 
Plus question de vie en autarcie, mais d’expériences scientifiques sérieuses dans ce qui est aujourd’hui devenu un immense laboratoire. 
Les chercheurs étudient les effets du réchauffementclimatiques sur les espèces végétales et animales
Aujourd’hui, sur 1027 hectares vivent les représentants de cinq écosystèmes: le désert, la mangrove, la savane, la forêt tropicale humide et l’océan.
Et 3800 espèces animales et végétales y vivent grâce à la Technosphère, machinerie qui assure le fonctionnement et reproduit le cycle naturel de l’eau.
Tout cela coûte évidemment très cher.
Mais les chercheurs espèrent que les premiers résultats tangibles qu’ils récoltent feront taire les critiques.
Avouez que c’est assez fascinant…

Martine Bernier

 

 

 

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