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Archives quotidiennes : 2 mars 2013

Je me suis réveillée très tôt et j’ai laissé les pensées m’envahir.
Mauvaise idée: le sommeil leur a poliment cédé la place et a filé se réfugier entre les pattes de Pomme qui, elle, dormait comme un mini loir.
Mon cerveau fonctionnait tout seul, me rappelant perfidement les milliers de choses qu’il faut que je fasse non seulement pour mon travail, mais aussi pour la préparation du mariage, mes prochains rendez-vous médicaux que je n’ai pas encore tous pris, les « choses du quotidien » à ne plus repousser…
J’ai compris que je n’aurais pas le dessus.
Je me suis préparée sans faire trop de bruit pour ne pas réveiller mon Capitaine et Pomme, et je me suis rendue dans mon bureau bien avant que le jour sans soleil ne se lève.

J’ai pris deux feuilles couleurs fluo, format A4: l’une rose, l’autre jaune.
Sur la première, j’ai noté les éléments importants à ne pas oublier pour que tout se passe bien dans notre organisation.
Il y en a 15! 
Sur l’autre, j’ai listé les tâches professionnelles urgentes à terminer dans ces prochains jours.
Il y en a 10…

Quand j’ai eu fini, j’ai réalisé que je n’étais plus seule dans mon bureau.
Mon Mogwaï, assis en bouddha, me regardait.
Toute chiffonnée de sommeil, ébouriffée, elle avait l’air de me demander pourquoi je me levais aussi tôt un samedi…
Je l’ai rassurée sur ma bonne santé mentale et j’ai commencé à répondre à mes mails, nombreux ce matin.

Et là, j’ai pensé à trois personnes que j’aime: mes parents de coeur et une amie chère.
Tous trois vont devoir subir une intervention chirurgicale lundi.
Tous le même jour…
Même s’ils savent qu’elles sont bénignes, je sais que ces derniers jours avant de les affronter ne sont pas les plus confortables pour eux.
Cela me renvoie à ce que je vis.
Je sais que l’appréhension est toujours plus ou moins là, pour chacun de nous, même si nous sommes bien préparés, sereins, confiants
Avant d’entamer les premières tâches de ma liste, je leur ai écrit.

Et je pense, comme souvent… aujourd’hui, combien de gens de par le monde auront une journée heureuse, et combien auront à affronter des événements difficiles?
Je ne m’habituerai jamais à ce sentiment d’impuissance, de ne rien pouvoir y faire.
Sauf y penser.

Me voilà au pied de mon premier travail de la journée.
Comme devant une petite montagne qui m’attend.
Je ferme Ecriplume pour  commencer la douce escalade!

Martine