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En 2011, l’archéologue Alfonso Forgione, rattaché à l’université de l’Aquilan en Italie, a annoncé qu’il pensait avoir découvert les sépultures de deux femmes accusées de sorcellerie, en Toscane.
Celles-ci se trouvaient dans le cimetière d’une église du XIIIe siècle.
Détail macabre: la mâchoire inférieure de l’un des squelettes a été fixée dans la terre avec sept longs clous, tandis que d’autres faisaient subir le même sort à ses vêtements.
Cette façon de faire peut s’expliquer, paraît-il par le fait que ceux qui sont responsables de ces actes voulaient empêcher la dame en question de revenir du Royaume des Morts.
Il est clair que, si elle avait été en mesure de le faire, ils auraient eu du souci à se faire: elle aurait été, je pense, de fort mauvaise humeur.

Le second squelette, lui, était entouré de dix-sept dés. 
Or, en Italie, encore de nos jours, ce chiffre porte malheur et, au Moyen Âge, les femmes avaient l’interdiction de jouer aux dés.
Voilà, voilà… 
On ne plaisantait pas avec les désobéissantes.

Donc, Alfonso Forgione, disais-je pense avoir trouvé des sépultures de femmes accusées de sorcellerie.
C’est d’ailleurs le nom que les habitants donnent à ce cimetière dit « des sorcières ».
Oui.
Mais dans ce cas… comment se fait-il qu’elles aient été enterrées à l’église?
Mmm?
L’archéologue y a réfléchi et estime que la seule explication envisageable est que ces femmes étaient peut-être issues de familles influentes, ce qui leur a permis d’être inhumées en terre chrétienne consacrée, selon des rituels exorcistes précis, si l’on en croit la position de leurs corps.
Je  ne sais pas si cette autorisation leur aura été d’un grand réconfort.

Martine Bernier

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