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J’ai souvent entendu critiquer l’univers de Walt Disney.
Pour ma part, ce monde de guimauve et d’animaux qui parlent m’a enchantée quand j’étais enfant.
J’avais mes préférences, bien sûr…
Je n’étais pas très Prince Charmant et encore moins Blanche-Neige, on l’aura compris.
Mais je vouais un amour sans faille à Merlin l’Enchanteur et à Mary Poppins.
J’aurais nettement préféré avoir comme amis un grand bonhomme érudit, original, à la longue barbe blanche ou une femme descendant du ciel un jour de grand vent avec son parapluie, plutôt qu’un soi-disant prince portant un collant ridicule ou une Blanche-Neige insipide que j’ai toujours trouvée étonnamment stupide.
Je savais bien qu’il n’était pas possible de rencontrer l’homme à la robe bleue et au chapeau pointu ou la dame qui sortait des plantes vertes et un portemanteau de son sac, notez.
Je n’ignorais pas qu’il n’était pas possible de sauter dans un dessin exécuté à la craie sur un trottoir et de se retrouver propulsée dans un monde magique.
Mais j’avais un petit espoir quand même: sait-on jamais!

Bien m’en a pris.
Le géant barbu érudit, inattendu, drôle et tendre s’est un soir  retrouvé devant ma porte et n’est plus jamais reparti.
De sa besace, il a lui aussi sorti toute sorte d’objets.
Et sans dessin à la craie, il a inventé un monde qu’il m’a dédié.
Il fête son anniversaire aujourd’hui.
Comme pour Merlin, il a le talent de semer de la poudre de fantaisie dans son sillage, de rendre la vie plus légère.
C’est un don rare.
Même s’ils ne portent pas le même chapeau tous les deux, ils ont des points communs qui me font sourire secrètement.
Il y a de la magie, dans ces personnages…

Martine Bernier

 

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