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Archives quotidiennes : 15 mai 2013

Nous avons tous entendu parler de la Théorie des Signatures.
Dans les grandes lignes, la médecin médiévale notamment  estimait qu’il existait une corrélation entre l’être humain et les plantes médicinales.
Les exemples ne manquent pas: en observant des cerneaux de noix, vous noterez sa ressemblance avec le cerveau.
Ils lui seront donc associés par la fameuse théorie.
Autre exemple: les problèmes de coeur apparaissent souvent en altitude, donc il doit exister une plante d’altitude soignant ces maux.
Ce qui s’est avéré exact avec la « digitale ».
Pour les Anciens, donc, la forme des plantes, leur couleur, leur odeur indiquent les maladies qu’elles peuvent guérir.
Avec les progrès de la sciences, cette théorie a été démontée.
Mais elle est à nouveau réétudiée et prise au sérieux dans certains courants de médecine naturelle.

Sans m’appesantir sur le bien-fondé ou non de ce courant d’idées, je le trouve symbolique de notre façon de fonctionner.
Des générations d’hommes croient en quelque chose qu’ils mettent en pratique, convaincues d’avoir raison de le faire.
Les générations suivantes approfondissent le sujet et estiment que les précédentes étaient dans l’erreur.
Plus tard, d’autres hommes réfléchissent et reviennent au savoir des Anciens.
L’intérêt pour la biodynamie, depuis quelques années, en est une démonstration flagrante…

Ce phénomène me fascine d’autant plus que je l’ai pratiqué dans mon histoire personnelle.
Au cours de mes dernières visites chez mon néphrologue, nous avons abordé cette question.
Durant des années, à plusieurs reprises, j’ai dû suivre des consignes médicales strictes que les médecins me présentaient comme la panacée.
Aujourd’hui, ces pratiques sont considérées comme obsolètes dans le meilleur des cas, voire dangereuses.
On essaie d’autres choses, ici encore présentées comme « le must », qui, dans dix ou quinze ans, seront peut-être condamnées par les nouveaux venus.

Voulez-vous que je vous dise ce que m’apporte ma cinquantaine?
Beaucoup de bonheur personnel, des découvertes toujours renouvelées, mais aussi l’effritement de quelques illusions.
Parmi elles, celle que j’ai longtemps eue, pensant que le savoir actuel était « le bon ».
Non: c’est celui que nous pensons être le bon… pour l’instant.
Nuance.

Martine Bernier