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Dans la série « Chronique d’une journée ordinaire », celle d’hier a une fois encore été parsemée de moments qui m’ont beaucoup amusée…
Dans la matinée, une conversation par WhatsApp avec Magaly, la compagne de mon fils aîné, avait porté sur le mariage.
Il est dans toutes nos conversations, en ce moment, et chacun réalise qu’il aura lieu dans quelques jours… 
Un certain trac monte au sein de mon comité d’organisation, et j’adore cette effervescence.
A ceux qui me disent qu’ils angoissent, je réponds qu’il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un mariage, pas d’un spectacle, et que personne n’attend de perfection… juste de l’émotion et de la bonne humeur!

Plus tard, dans la journée, Celui qui m’accompagne, en manque de sommeil, a trouvé le moyen de déchirer sur toute sa longueur une chemise qui ne m’était d’ailleurs pas du tout sympathique.
J’aurais dû sans doute être impressionnée… 
En fait je n’ai rien trouvé de mieux à faire que d’éclater de rire en disant: « L’Incroyable Hulk! Mais… pourquoi ne deviens-tu pas tout vert? »

Le soir, je m’apprêtais à passer une soirée en tête-à-tête avec Pomme.
Non, il ne s’agit pas d’une soirée de solitude à laquelle assiste un petit chien.
Ne confondez pas: Pomme participe réellement à ces moments d’intimité.
 
Dans l’après-midi, nous l’avions emmenée pour son deuxième vaccin chez le vétérinaire.
Pas d’effets secondaires en vue…

Pour sa dernière sortie de la soirée, j’avais emporté avec moi au jardin un de ses jouets préférés: un ours blanc.
Je n’avais pas une folle envie de devoir insister pour qu’elle daigne regagner l’appartement.
Or, je connais mon Mogwaï.
Elle aime ses jouets et a horreur de les partager.
Si vous lui lancez une balle, elle courra la chercher, passera à côté de votre main tendue et filera la déposer dans un de ses paniers.
Dès que j’ai eu envie de mettre fin à la sortie, j’ai donc lancé son ours qu’elle guettait du regard.
Elle a couru le chercher et a filé s’asseoir devant la porte d’entrée.
Il m’a suffi de l’ouvrir pour  voir une fusée noire se précipiter dans l’escalier, son jouet dans la gueule, en direction de l’appartement.
Mission accomplie.

Dans la soirée, alors qu’elle s’était couchée tout contre moi, le téléphone a sonné.
Mon fils Yann vernira sa première exposition de photos demain.
Il multiplie les émotions en ce moment, avec beaucoup d’événements arrivant en même temps dans sa vie.
Tandis que nous en parlions, Pomme tentait d’attirer mon attention.
Elle filait chercher ses jouets un à un, les secouait comme une sauvage, sautait à côté moi, jappait en faisant des bonds de cabri, m’attrapait délicatement la main pour que je la suive.
Son manège était hilarant…
Pendant ce temps, j’écoutais Jee et Yann et proposais à Jee de profiter de cumuler son repas d’anniversaire avec  une petite fête pour saluer la future venue de son bébé durant l’été.
Nous parlions cadeaux lorsque Yann, dans la conversation, m’a dit: 
- En tout cas pour moi, c’est vite vu! Noël, anniversaire: je ne veux plus rien pour moi, ce sera tout pour le bébé!
- Mais Yann… Ce n’est pas parce que vous allez avoir un enfant que tu dois arrêter d’exister pour lui faire de la place! Il sera aussi gâté que Kim, ne  t’inquiètes pas, et tu le seras autant que d’habitude, toi aussi.

J’ai alors entendu la voix chantante de notre Fleur d’Asie me dire:
- Non non: il faut faire comme il dit. Et tout ce qu’on ne donnera pas à Yann, on le donnera à moi!
Il y a eu un fou rire des deux côtés du téléphone.

Lorsque j’ai raccroché, la soirée était déjà bien avancée.
Mais il me restait une tâche à accomplir.
J’ai regardé Pomme.
J’avais décidé de terminer son toilettage et retirant les poils trop longs qu’elle a sur le ventre.
Je sais que c’est un endroit que les chiens n’aiment pas trop exposer.
J’ai donc fait ce que je fais d’habitude: poser des coussin à côté de moi, et y déposer Pomme sur le dos.
Elle a ainsi une moitié du corps sur les dits coussins et l’autre sur mes genoux.
Drôle de manière de toiletter un chien, je sais!
Pendant l’opération, je lui parle, je la caresse… 
Au début, elle avait une lueur inquiète dans le regard.
Au bout de quelques secondes, elle était apaisée.
A tel point qu’elle a fini par s’endormir…

Je l’ai regardée longuement.
Cette petite boule de poils si confiante qui, dès son arrivée, a semé une joie de vivre folle dans mon existence…
Dès que je l’ai déposée dans son panier, elle m’a regardée prendre un livre et l’ouvrir.
Puis elle a refermé les yeux…
La journée s’achevait.

Martine Bernier

 

 

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