août 2013
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Archives mensuelles : août 2013

Ce matin, échange de messages avec une amie chère, qui fait suite à quelques autres courriers écrits au cours de ces derniers jours.
Elle m’y écrit, en résumé: « Je suis loin d’être une fée… je serais plutôt cantonnée dans le rôle de citrouille! »

Cela tombe bien: nous sommes deux, n’étant moi non plus pas franchement repérable en tant que damoiselle aux pouvoirs magiques.
Et je pense que nous sommes nombreuses à être dans ce cas!
En y réfléchissant… et si nous prenions nos destins de cucurbitacées en main?
Pourquoi, disais-je à mon amie, ne réécririons-nous pas les contes et n’en modifierions-nous pas les codes?
Fini le beau rôle pour les sylphides armées d’un baguette magique!
Les citrouilles au pouvoir!
Fini d’être transformées en carrosses permettant à d’hypothétiques héros ou héroïnes d’accéder à un destin plus prestigieux.
Désormais, le Clan des Citrouilles s’émancipe.
Elles aussi ont le pouvoir de transformer la vie… non pas avec des pouvoirs magiques, mais bien avec le savoir et l’expérience accumulés au fil de siècles de contes où elles n’ont pas eu le beau rôle.
En créant des décors de vie douillets et paisibles, et en y cultivant la bonne humeur et l’harmonie, loin des rêves peuplés de faux princes charmants.
La citrouille ne volette pas de manière aérienne.
En grandissant près du sol, elle a acquis un certain bon sens!
Elle ne transforme pas les pantins de bois en petits garçons, ne se penche pas sur les berceaux pour parer les bébés de mille vertus qu’ils ne sauront pas forcément  utiliser.
Non, la citrouille n’a pas ces pouvoirs.
Mais elle est là quand on a besoin d’elle, colore l’existence et assure le couvert!

Foi de citrouille, j’aime assez ce rôle!

Martine Bernier

 

 

affiche3945

Alors que je m’apprête à partir pour réaliser quelques reportages en dehors des frontières de la Suisse, je reçois un dossier de presse du Musée Historique du Chablais.
Jusqu’au 16 novembre 2014, celui-ci consacre une exposition à: « 39 – 45: Le Chablais en temps de guerre ».
Et je me dis qu’il serait dommage de ne pas voir ce qui se trouve géographiquement si près de chez nous… nous irons donc la visiter dès notre retour.

Pour ceux qui l’ignoreraient, le Musée Historique du Chablais est installé depuis 2008 dans le Château de la Porte-du-Scex, tout à côté du Rhône.
Un lieu impressionnant et hautement symbolique puisque son histoire remonte au XVIe siècle…
L’exposition qui s’y trouve actuellement, réalisée par l’archéologue Béatrice Blandin, revient sur ce qui s’est passé dans la région du Chablais il y a 70 ans.
Et elle rappelle notamment un événement tragique…
Le dossier de presse raconte que dans la nuit du 12 au 13 juillet 1943, l’un des 300 bombardiers partis d’Angleterre pour pilonner les infrastructures de Turin s’est écrasé avec son équipage et son chargement contre le Grammont.

L’exposition s’articule autour de quatre axes: La vie sous les drapeaux, La vie quotidienne, Internés et réfugiés et La guerre à nos portes.3945

Oui, je vais aller visiter cette exposition…
Parce qu’elle rappelle des événements que beaucoup d’entre nous n’ont pas connus, et qui font partie de notre Histoire.
Mais aussi parce que, d’après ce que j’ai pu lire, le travail considérable fourni pour réunir les documents et les collections présentées mérite largement le déplacement…

Martine Bernier

 

Musée Historique du Chablais

Jusqu’au 16 novembre 2014: « 39 – 45: Le Chablais en temps de guerre »
Château de la Porte-du-Scex, Vouvry (Valais)
Site du Musée Historique du Chablais
Ouverture: du mercredi au dimanche de 14 à 17h30.
Fermeture hivernale du 18 novembre au 15 avril 2014

La Combe d'Enfer, photo d'Emmanuelle Roduit

La Combe d’Enfer, photo d’Emmanuelle Roduit

Je ne m’attendais absolument pas à ce qui m’attendait, hier…
Alors que j’allais à la rencontre d’un couple de vignerons, à Fully (Valais -Suisse), Claudine et Yvon Roduit, ceux-ci m’ont réservé une surprise de taille.
Passionnés par leur région et par la géologie des lieux, ils m’ont emmenée dans leurs vignes jusqu’au sommet d’un coteau.
En quittant la voiture, nous avons emprunté un sentier surplombant l’endroit.
Au début, pas de problème: le panorama sur les alentours était magnifique, mais pas vertigineux.
Et tout à coup… nous avons débouché, au bout d’une centaine de mètres, sur un lieu complètement magique: La Combe d’Enfer.
Je suis très sujette au vertige: je n’ai pas pu avancer très au-delà de l’entrée du site.
Le sentier était étroit et sans rambarde, le soleil rayonnant et l’endroit…  simplement extraordinaire.
Regardez la photo ci-dessus que m’a envoyée Emmanuelle, la fille de Claudine et Yvon (merci à elle!).
Et imaginez-vous tout en haut du coteau.
De là, vous avez une vue plongeante sur ce qui est un véritable cirque naturel, pareil à un grand amphithéâtre romain où les spectateurs seraient des ceps épanouis.
C’est là, dans ces terrasses aux murs de vieilles pierres, que la famille travaille une partie de ses vignes.
Un travail très physique, exigeant, difficile…
Mais Claudine, qui s’occupe de la gestion de la vigne, m’expliquait qu’elle était chaque jour récompensée par la vue qui s’offre à elle.

Tout là-haut, je sentais le vertige s’emparer de moi, m’attirant vers le vide.
Et pourtant, j’étais tellement fascinée par le lieu que je n’avais pas envie de le quitter.
Il semblerait que nombreux sont ceux qui, lorsqu’ils se rendent à la Combe d’Enfer, sont pris par ce vertige eux aussi, au point parfois de ne plus pouvoir avancer sans aide.
L’un des vins aujourd’hui réputé que dégustent les clients de cette famille attachante et impressionnante pour son courage et sa détermination, est issu de ces vignes, du travail méticuleux et dur fourni par ces passionnés.

Voici quelques jours, pour l’anniversaire des dix ans de leur cave, ils ont organisé un concert au pied de la Combe, comme le montre la photo.

J’avais envie de vous faire partager ce moment exceptionnel, vécu hier.
Quant à moi… j’ai de l’admiration pour cette famille pétrie de courage, de bon sens et de sagesse, tout autant que pour le lieu où elle vit…

Martine Bernier

Domaine de la Rodeline