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Saviez-vous qu’il est arrivé, dans le passé, que des animaux soient traduits en justice?
L’un des exemples que j’ai trouvé s’est déroulé à Bâle, en Suisse, en 1474.
A l’époque, un coq a été accusé d’avoir pondu un oeuf.
Un oeuf, qui, en prime, n’avait pas de jaune.
A l’époque, une croyance très répandue prétendait que ce genre d’oeuf était l’oeuvre de sorcières et de Satan, et qu’ils pouvaient donner naissance à des serpents ailés.
Pas de chance pour le coq…
L’avocat chargé de sa défense n’a même pas pu nier le bien-fondé de l’accusation.
En revanche, il affirma que son client ailé n’avait pas conclu de pacte avec le diable et que cette ponte était un accident de parcours involontaire et certainement pas prémédité.
Sa touchante plaidoirie n’a pas ému les juges qui, au terme de longues délibérations, estimèrent que le coq était bien habité par Satan.
Verdict: le coq et son oeuf furent brûlés en place publique devant une foule rassemblée pour l’occasion.
L’histoire a tellement marqué les esprits que, en 1710, un Français présenta à l’Académie des sciences une communication selon laquelle il arrivait que des oeufs sans jaune soient pondus par des poules malades.

Hum…
Erreur judiciaire.
Je me demande s’il ne faudrait pas rouvrir le dossier pour réhabiliter le coq.

Martine Bernier

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