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Depuis le premier jour où j’ai commencé à exercer mon métier de journaliste, je l’ai aimé.
Pour sa variété, son exigence et, surtout, par le nombre de personnes très différentes qu’il me permet de rencontrer dans des conditions souvent idéales.
Ces dernières semaines  en ont été la démonstration…

Il y a une quinzaine de jours, pour les besoins d’un article, je rentre en contact avec une psychologue très connue des téléspectateurs suisses et français pour sa participation à une émission de télévision très populaire.
Comme mon article ne sera pas publié avant la fin du mois, je ne peux pas donner son nom.
Mais je publierai le sujet sur Ecriplume après sa parution et rajouterai son nom ici à ce moment-là.
J’ai toujours une réticence à travailler par téléphone, mais, en l’occurrence, je n’avais pas le choix: elle est en France, moi en Suisse…
Entre nous, le courant est passé très vite.
Une complicité s’est installée, qui a permis un dialogue riche, passionnant, parsemé de rires.
Après une heure d’entretien, nous avons raccroché avec le sentiment d’avoir vécu un moment très particulier dont nous avons reparlé par mail par la suite.
Un bonheur inattendu…

Jeudi, j’avais rendez-vous avec quatre personnes, toutes membres d’une même association.
Je connais deux d’entre elles depuis des années, j’ai appris à les connaître mieux, à les apprécier.
Elles voulaient me présenter, pour les besoins de l’article que je consacrais à leur association, l’un des couples fondateurs.
Un couple charmant, de 87 et 88 ans, à l’esprit vif, à l’humour à fleur de peau.
Ce jour-là, j’ai pris du temps.
J’ai accepté leur invitation de partager le goûter qu’ils avaient préparés pour l’occasion.
Je les ai tous les quatre écoutés, longuement, interrogés sur leur engagement bénévole au profit de la communauté.
Et j’ai passé un moment délicieux avec ces quatre personnes pour lesquelles être utiles aux autres est tout naturel….

Le lendemain, j’avais une interview avec un homme, célèbre, cette fois, dont j’ai déjà parlé ici, que j’ai déjà rencontré à deux reprises, et interviewé plusieurs fois par téléphone.
C’était encore le cas pour les besoins d’un article précédant sa prochaine venue en Suisse.
Comme pour la psychologue dont je parle en début de texte, je ne livrerai son nom et publierai l’article qu’après qu’il soit sorti dans la presse.
Peu à peu, nous avons appris à nous connaître , débordant de plus en plus des sujets imposés pour en aborder d’autres, plus personnels.
C’est un homme de caractère et de courage, dont les combats et sa façon de les mener sont mémorables.
Bien qu’il rencontre bien plus de gens que moi, il a la gentillesse de ne pas m’oublier d’une rencontre à l’autre, sait parfaitement qui je suis.
J’ai pour lui une grande tendresse et, cette fois, je le lui ai dit.
Il a été touché.

Ca a été une longue interview, sur le mode de la conversation.
Lorsqu’il m’a demandé si je viendrais le voir à son passage en Suisse, j’ai dû lui avouer que, à cette époque-là, je serais en mini voyage de noce avec mon Capitaine.
Nous avons parlé un moment sur ce sujet et il m’a confié qu’il reviendra en Suisse peu de temps après.
Nous avons convenu de nous retrouver à ce moment-là, hors cadre professionnel.
Et là, il m’a fait ce cadeau: « Je vous appellerai: vous êtes dans ma liste des personnes que je préfère en Suisse! ».

Ce matin, je vais écrire le texte de notre interview, et, en repensant à ces moments  j’ai plus que jamais  conscience de ma chance.

Martine Bernier

 

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