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Archives mensuelles : septembre 2013

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Je parle souvent de Chiboz, ce hameau valaisan haut perché où vit une famille en or.
Tous ses membres  ou presque y travaillent dans le restaurant familial, et les clients viennent de très loin pour y déguster la cuisine savoureux… et l’ambiance unique.
L’amitié que je partage avec la Dame de Chiboz est une histoire belle et simple.
Dès ma première visite, j’ai réalisé que chacun des membres de sa famille avait ce petit quelque chose de particulier qui les rend tous aussi attachants les uns que les autres.

J’en ai encore eu la démonstration récemment.
Depuis peu, la chasse, grande spécialité de la maison, est à la carte de leur « Relais des Chasseurs ».
Les réservations pour y goûter sont passées très à l’avance par les amateurs.

C’est donc une période importante dans l’année…
Il y a quelques jours, la Dame de Chiboz, m’envoie un dessin, joint à l’un de ses messages.
Elle me dit que j’en ai la primeur et qu’il ornera la carte de chasse du restaurant cet automne.
C’est Emilie, l’une de ses  filles aujourd’hui aux commandes, qui l’a imaginé et dessiné.
Il m’a tellement amusée que je le partage sur Ecriplume!
Pour ceux qui connaissent la famille Ançay, le dessin est des plus symbolique.
Impossible de ne pas reconnaître Michel, l’époux de la Dame de Chiboz, qui, comme elle, est un grand amoureux de la nature, infatigable arpenteur de sentiers de montagnes, chasseur respectueux et fin connaisseur de la faune alpestre.
C’est aussi une photo de lui qui figure en filigrane sur le verso du dessin.
J’ai bien tenté de la reproduire ici, mais le résultat n’est pas convainquant…
Si vous n’arrivez pas à lire le contenu des bulles, sachez que le chamois debout sur son rocher déclame:
« Quant te reverrais-je…? Ma chèvre aux beaux yeux… Les chamois qui s’aiment broutent à deux… »
Tandis que son cousin au museau équipé de lorgnons commente, en lisant le journal:
« Ah! Tiens… C’est l’ouverture de la chasse… »

Pour découvrir le verso et les détailsd de ce dessin,  il vous faudra prendre la route de Chiboz…
Mais un conseil: téléphonez avant de monter pour voir s’il reste un peu de place.
Je ne suis pas la seule à être fan!

Martine Bernier

Le Relais des Chasseurs de Chiboz

 

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En 2012, le Grand Larousse avait fait entrer 3000 nouveaux mots, sens et expressions dans ses colonnes.
Difficile de faire mieux par la suite…
Et pourtant…
Aaah… qu’il est beau le grand Larousse 2014!
Comme chaque année, je découvre  avec délices les nouveaux mots, et le noms des personnalités, heureux élus du dico sacré.

Ils sont plus de 150 mots, sens et expressions à enrichir la nouvelle édition.
Preuve que le Larousse « colle » bien à l’actualité de notre société, nous voyons notamment apparaître:
– L' »Intifada » (dans les pays arables, révolte populaire menée contre un régime oppresseur ou un ennemi étranger)
– Le « matcha » (poudre très fine de feuilles de thé qui, battue dans l’eau chaude, fournit une boisson dégustée lors de la cérémonie du thé au Japon)
– La nori (algue comestible)
– La « poilade » (action de rire beaucoup)
– « Prioriser » (accorder une importance préférentielle)
– Le « Speed dating » (rendez-vous organisé et minuté avec des personnes différentes dans le but de trouver un partenaire)

J’avoue une préférence pour l’insolite  « subclaquant » (qui est sur le point de mourir, extrêmement fatigué ou, pratiquement hors d’usage) et une antipathie chronique pour l’adjectif « botoxé » et les visages bouffis qu’il implique, et pour le très laid « vingtenaire » (âgé de 20 à 29 ans).

Je découvre avec étonnement que le « ressenti »  et la « zumba » ne font leur entrée que cette année alors qu’ils font partie du langage courant depuis très, très longtemps.

Et puis il y a les mots qui rajoutent un sens à leurs définition, comme

– Imprimer (saisir le sens de, comprendre)
– Se reconstruire (retrouver un état psychologique stable après un traumatisme)
– brèche (dans le sens s’engouffrer dans la brèche)

Impossible de tout relever ici, mais, parmi les helvétismes qui font eux aussi une entrée remarquer, le « bouèbe » (petit enfant), « épouairer » (faire peur à quelqu’un) et le « meuron » (mûre – fruit de la ronce) vont en ravir quelques-uns.

Bienvenue enfin aux 50 noms propres qui entrent dans le dictionnaire.
Parmi eux, je citerai les comédiens Claude Brasseur, Samy Frey, Nicole Garcia, Jacques Perrin,  le nageur français Yannick Agnel,  le couturier Jean-Charles de Castelbajac, le danseur Sidi Larbi Cherkaoui,  l’escrimeuse Laura Fessel, le canoéiste Tony Estanguet, le joueur de basket Tony Parker, le chef d’orchestre Vladimir Cosma ou le dessinateur Hermann.

Et s’il en est un  qui doit être honoré et heureux de voir son nom rejoindre lui aussi le grand dico, c’est Bernard Pivot…

Encore un mot pour saluer les 5 500 planches, cartes et illustrations qui embellissent cette belle version…
Décidément, j’aime ce dictionnaire…

Martine Bernier

 

J’ai acheté mon IPhone 3G en 2009.
Ce qui fait souvent dire à mes interlocuteurs, lorsque j’en parle: « Ah oui, c’est un vieux téléphone… »
Une phrase qui a le don de me plonger dans des abîmes de perplexité.
Quatre ans et déjà vieux…
Comme un ordinateur, comme tout ce qui vient de la nouvelle technologie.
Plus le temps de tomber en panne où de devenir indispensable que l’objet est déjà « vieux », « dépassé », « démodé ».
C’est parce que je n’ai pas envie de rentrer dans la course à la nouveauté que je ne change de matériel que lorsque celui-ci rend l’âme ou presque.

Mon téléphone portable avait donc encore de beaux jours devant lui, jusqu’au jour où…
Il y a quelques mois, ce grossier personnage a décidé d’abréger l’une de mes conversations avec mon Capitaine en s’éteignant, purement et simplement.
Horrifiée, j’ai regardé l’écran.
Il était noir, présentant uniquement la fameuse pomme de Apple.
J’ai éteins, rallumé, remis le code PIN, et rappelé mon Capitaine qui se demandait pourquoi je lui avais raccroché au nez.
Depuis, l’incident s’est répété assez souvent.
Et, à chaque fois, je vitupère contre la bête qui se remet lentement en état de marche.
Hier soir, même scénario.
En rappelant mon Capitaine, j’étais désolée:
– Il s’est encore arrêté!
–  Oui, j’avais compris… il va falloir faire quelque chose.
– Je sais… mais je voulais attendre encore un peu. C’est affreusement cher, ces bêtes-là!
– Je t’ai dit que je t’en offrirai un pour Noël.
– Tu es gentil mais…
– Mais tu ne peux pas rester jusque là avec un téléphone qui boucle tout le temps . La prochaine fois que nous irons à Monthey, nous irons t’en acheter un.

Là, mon téléphone, comprenant sans doute que nous parlions de sa mort prochaine, a émis un grésillement.
Je n’ai pas compris si Celui qui m’accompagne a dit: « Je t’offrirai la boîte vide à Noël! » ou s’il a fait une boutade en me disant qu’il ne m’offrirait le téléphone qu’à Noël, le fait de voir arriver son fringuant successeur étant censé ramené mon IPhone à de meilleurs sentiments.

En raccrochant, je suis allée consulter Monsieur Google et j’ai constaté que je suis loin d’être la seule à rencontrer le même problème.
J’ai aussi réalisé que les offres Swisscom sont aussi variées qu’incompréhensibles dans leurs tarifs.
J’ai regardé mon téléphone et j’ai pris Pomme à témoin:
– Tu vois, il est stupide ce machin. Il aurait pu avoir une loooooonnnnngue vie tranquille sans risquer de filer au recyclage avant des années. Au lieu de cela, il fait l’andouille!
Pomme s’est approchée, et a posé sa truffe sur le téléphone.
Mais je crains que sa délicate façon de compatir aux malaise de l’IPhone ne suffise pas à changer sa destinée.

Martine Bernier