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C’est fou comme, entre 20 et 30 ans, l’être humain peut avoir des certitudes.
En écoutant parler certains d’entre eux, à la télévision ou dans la vie, je suis frappée de constater combien ils sont convaincus qu’ils n’attraperont jamais cette maladie pourtant extrêmement contagieuse qu’est l’âge lié au temps qui passe…
Pour eux, toute personne de plus de 35 ans est considérée comme « vieille », tout cheveux blanc est regardé avec un léger mépris, toute personne de plus de 50 ans est périmée.
J’espère que ces spécimens dont l’avis est souvent recueilli lors d’émissions et de reportages ne forment pas la majorité au coeur de leur génération…
Parce qu’ils risquent de se prendre une claque magistrale en réalisant, comme nous l’avons tous fait avant eux, que la vie passe à une vitesse vertigineuse… et ce pour tout le monde.

Yves Duteil avait une chanson qui parlait de chaque âge de la vie, expliquant que chacun  a ses atouts, ses cadeaux.
Je le pense de plus en plus…
Nous en parlions, hier, avec mon Capitaine, alors qu’un drame a frappé l’un de nos voisins dont l’épouse a voulu renoncer à la vie voici quelques jours.
Par chance, elle a été sauvée à temps.

Nous pensions à notre relation, heureux de l’harmonie et du bonheur qui habitent nos vies aujourd’hui.
J’ai prolongé la réflexion.
Certaines erreurs de casting que nous avons pu commettre par le passé dans nos rencontres respectives, ce travers qui nous pousse à idéaliser les êtres auxquels nous nous attachons, à fermer  les yeux sur trop de choses, à accepter d’eux ce que l’on ne tolérerait de personne d’autres…
Toutes ces leçons que la vie nous a forcés à apprendre, ces certitudes qu’elle a renversées…
Tout cela ressemble à un parcours du combattant qu’il a fallu traverser, nous incitant parfois à foncer dans des impasses, persuadés d’emprunter une voie royale.
Une marche parsemée de leurres et d’embûches, nous laissant parfois épuisés, échoués sur des rivages auxquels nous n’avions pas toujours la force de nous ancrer.
Une route parsemée de grands et beaux moments aussi…

Aujourd’hui, je réalise que beaucoup des souffrances que nous vivons au fil de nos existences sont dues à de mauvais choix que nous avons pu poser.
Il faut une bonne dose de maturité pour savoir reconnaître dès le début d’une vie, les chemins qu’il faudra emprunter.
Surtout lorsque les guides nous manquent, lorsque les parents sont absents.
Ma boussole interne a su me montrer la route dans certains cas, pas dans d’autres.
Mais quand elle a eu la bonne idée de pointer son aiguille en direction de Celui qui m’accompagne et de me dire « c’est lui! », elle a eu un éclair de génie.
Avec un tel homme à mes côtés, je ne crains pas le temps qui passe.

La vie et son cours imprévisible nous apprennent l’humilité, la réflexion.
Nous apprennent aussi à apprécier les choses avec plus d’intensité au fil du temps qui s’écoule.
Serait-ce un embryon de sagesse?

Martine Bernier

 

2 réponses à La vie qui passe…

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