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- Ah non! Ca suffit, maintenant, tous les deux!
J’ai l’impression que mon exclamation a figé l’instant.
Deux têtes se tournent vers moi.
L’une, petite et hirsute, est celle de Pomme.
L’autre, dotée d’un profil de médaille, est celle de mon Capitaine.
Tous deux, très contrariés,  me lancent un regard de reproches.

Depuis plus d’une heure, ils jouent comme des fous, se chamaillent, l’un chipant les jouets de l’autre qui court les récupérer en  prenant d’assaut son adversaire.
Pour avoir un peu de paix, je me réfugie dans mon bureau pour terminer un document que je veux relire avant de l’envoyer.
Imaginer que mon havre de paix est un sanctuaire sacré est une utopie à laquelle j’ai renoncé en moins de trois minutes.
A peine étais-je devant mon ordinateur que les deux compères ont atterri dans mon refuge.
Premier passage: Pomme passe au galop, suivie par mon Capitaine lancé à ses trousses.
Deuxième passage: mon Moggwai court derrière Celui qui m’accompagne, qui fuit devant le monstre en emportant sa balle.
Troisième passage: ils se poursuivent mutuellement à travers le bureau en se jetant sur les balles de Pomme pour être le premier ou la première à s’en emparer.

- Ah non!!!

Mon intervention les laisse sans voix.
Ils me regardent, se regardent.
Vexée, Pomme file dans son panier et mon Capitaine, drapé dans sa dignité offensée, prend ses affaires et s’en va.
Il a prévu d’aller faire quelques courses.
J’entends la porte d’entrée se refermer derrière lui.
Le hic… c’est que je le connais bien…
Malgré le silence revenu dans l’appartement, j’ai tout de suite compris qu’il n’était pas sorti et qu’il attendait dans le hall que je cours vers la porte pour le rattraper, histoire de me faire une farce.
Je ris aux larmes sans faire de bruit.
Je sais qu’il attend, tapi dans l’ombre… et que si je tarde à bouger, il va se trouver très ennuyé, pris dans une souricière qu’il a lui-même installée!

Finalement, j’articule:
- Je sais que tu es là, va…
Et je me lève pour le rejoindre.
Je ne me suis pas trompée.
Dans le couloir, je trouve mon géant hilare.
La situation est si drôle que nous partageons un fou rire auquel se joint Pomme, ravie de voir que l’armistice a été signée.

La joie de vivre est un cadeau!

Martine Bernier

 

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