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Pierre-Niney-et-Guillaume-Gallienne-dans-Yves-Saint-Laurent

J’attendais avec impatience la sortie du film « Yves Saint-Laurent »…
Et je n’étais visiblement pas la seule: hier soir, la salle était très remplie.

A la sortie, les commentaires allaient bon train.
Je les ai écoutés d’une oreille, en passant, relevant les réflexions positives comme les négatives.
Pour ma part j’ai été subjuguée par la prestation des deux acteurs principaux.
Dans le rôle du grand couturier, Pierre Niney est impressionnant par son jeu et sa ressemblance troublante avec YSL.
Il colle tellement au personnage qu’il en a adopté la diction, la manière de parler.
La fragilité et l’extrême sensibilité d’Yves Saint-Laurent, sa complexité, ses démons, sa timidité et sa démesure, ses frasques et  ses dérives…. l’acteur endosse son rôle avec une justesse fascinante.
A ses côtés, Guillaume Gallienne, qui incarne Pierre Berger, son compagnon et partenaire en affaires, aurait pu être éclipsé par la prestation de son complice.
Ce n’est pas le cas, et de loin.
Il livre ici une prestation d’une finesse exceptionnelle, à travers un personnage dénué de toute préciosité ou d’un quelconque maniérisme.
Ces deux comédiens ont en commun une manière subtile et sensible de jouer, qui les rend irrésistibles.

Quant au film en lui-même, réalisé par Jalil Lespert, il suit une trame au cours de laquelle Pierre raconte Yves.
Il ne faut évidemment pas oublier que le film a reçu le blanc-seing du compagnon du couturier…
Compagnon qui a dit avoir aimé le film, même s’il comportait des inexactitudes.
J’ai aimé reconnaître, au fil des scènes, tout le bottin mondain de l’époque: Karl Lagerfeld, Christian Dior, Jean Cocteau, Zizi Jeanmaire, Andy Warhol, Bernard Buffet…
Mais certaines choses m’ont surprise.
Le film est réussi et  certainement pas décevant.
Mais il est court (1h40), ce qui est assez inattendu pour un tel sujet.
Même si rien n’a été oublié, du parcours professionnel à la vie privée en passant par les excès en tout genre, on aurait aimé en savoir plus, encore plus.
Pas plus sur la descente aux enfers au cours de laquelle YSL est devenu l’ombre de lui-même à force de céder aux sirènes de la drogue, l’alcool et le sexe, non.
Mais davantage sur le parcours professionnel et artistique, sur les dessous de la création.
A ce propos, le dernier défilé présenté dans le film est un enchantement…  

Il ne reste plus qu’à attendre la sortie, au mois de mai, de l’autre film consacré à Yves Saint-Laurent.
On le sait: il n’a pas reçu la bénédiction de Pierre Bergé.
Mais cela lui apportera peut-être une approche différente, complémentaire.
 
Martine Bernier

 

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