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Archives quotidiennes : 22 février 2014

Diadumene

Sans doute est-ce le reportage consacré jeudi soir à la nouvelle exposition du Musée Marmottan, à Paris, qui m’a fait rêver de la Fondation Gianadda la nuit suivante.
Vers deux heures du matin, à l’aube de ce vendredi,  je me suis réveillée, l’esprit peuplé d’images de tableaux et de sculptures.
Et j’ai eu une idée… ou plutôt une envie.
Je savais qu’en ce moment se prépare la prochaine exposition: « La beauté du corps dans l’Antiquité grecque ».
Et j’ai repensé à un employé de la Fondation qui m’avait dit que celle-ci ne fermait pas ses portes durant les installations des expositions.
Ce qui m’avait été confirmé  par M. Gianadda.
Découvrir les coulisses… c’était l’étape qui me manquait!

Au matin, j’ai expliqué mon projet à mon Capitaine, et en moins de temps qu’il en faut pour l’écrire, nous prenions la route de Martigny sous une pluie battante.
La porte de la Fondation était en effet ouverte.
Nous sommes rentrés, un peu timidement, et j’ai expliqué à la jeune femme qui accueille le public mon envie d’écrire un petit article sur « l’entre deux », sur les coulisses de la Fondation.
C’est ainsi que j’ai appris que, durant cette période particulière, les visiteurs qui le souhaitent ont accès à l’étage supérieur  des lieux.

L’exposition qui débutera le 28 février prochain est prestigieuse, comme j’ai déjà eu l’occasion de l’annoncer.
Grâce à cette visite, nous en avons eu un émouvant aperçu…
Au centre de la pièce trône déjà le Discobole, tout proche de l’impressionnant Diadumène et du buste parfait d’Héraclès.
Cette visite était pour moi l’occasion de saluer le travail de celles et ceux qui ne sont pas dans la lumière.
Ils étaient nombreux, ce vendredi matin, à terminer la pose d’un socle,à  nettoyer une  vitre, à disposer les objets avec un soin infini…
L’envers du décor est actif.
Les lieux ne se ressemblent plus, profitant de ces semaines pour se préparer à une nouvelle période de perfection. 
Une immense maquette a déjà été disposée, des vases anciens et des statuettes attendent les regards  dans leurs vitrines.
Dans cette fourmilière, les statues sont majestueusement indifférentes.
Il y a quelque chose  de surréaliste à voir ces oeuvres, témoins d’un autre temps, au centre de ce petit chantier, entourées de tout le matériel  nécessaire à leur mise en valeur.
Lorsque le public viendra les admirer, dès le 28 février, elles seront rayonnantes, installées dans un environnement irréprochable.
Elles rejoignent pour quelques mois les trésors découverts à Martigny, ces statues et autres objets laissés par le Romains. 

Nous sommes restés près d’une heure à  contempler le spectacle qui s’offrait à nos yeux.
En dehors des personnes qui travaillent sur place et de nous, il n’y avait qu’un autre visiteur, qui prenait des photos depuis l’étage.
Une journée paisible… et une opportunité incroyable de voir ces merveilles dans leur intimité.
Dans quelques jours, nous reviendrons  à la Fondation pour découvrir l’autre visage, impeccable, de l’exposition.

 

Martine Bernier