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Comme si l’hiver s’était vexé de mon texte d’hier remarquant qu’il s’appliquait peu dans notre région depuis quelques semaines, il semble avoir réagi.
Dans la soirée, un vent puissant s’est levé, provoquant des bruits inquiétants durant toute la nuit.
Au petit matin, alors qu’il était temps de sortir Pomme, il ne s’était pas calmé, au contraire.
Une tempête soufflait au point que je m’inquiétais de voir mon Mogwaï s’envoler.
Pas un oiseau à l’horizon, mais des colonnes de  feuilles tourbillonnantes et des bourrasques violentes…
En remontant dans mon bureau, j’ai eu une autre surprise.
Pomme dispose de plusieurs paniers disséminés dans l’appartement.
Celui du bureau, le plus moelleux et le plus confortable de tous, est installé à côté de la porte-fenêtre.
A l’extrémité de cette fenêtre, côté intérieur, est suspendu un « carillon woodstock chimes » , au-dessus d’un petit meuble supportant quelques plantes.
J’étais à peine installée à mon ordinateur lorsque j’ai entendu tinter le carillon.
En y regardant de plus près, les feuilles des plantes bougeaient, elle aussi.
Le vent entrait dans mon bureau par je ne sais quelle ouverture alors que les fenêtres sont neuves!
La tempête est sévère, mais quand même!
J’aime beaucoup écouter tintinnabuler l’instrument, mais là… il fallait réagir.
J’ai prié Pomme de sortir de son panier, que j’ai déplacé à l’autre bout du bureau.
Pas envie de la voir prendre froid en restant dans un courant d’air. 

Pomme a une sainte horreur de voir ses habitudes contrariées.
Elle a commencé par rester debout à côté du panier déplacé en me jetant un regard de reproche.
Coincé entre une armoire, une bibliothèque et mon bureau… ce n’est pas sa place!
Elle a délicatement pris son « lit » en mousse et en tissu et a tenté de le tirer ni vu ni connu vers la fenêtre.

- Non… je le remettrai là quand la tempête sera terminée. En attendant, ce matin, il reste ici!

Visiblement offensée, elle a longuement regardé sa couche, a passé dix bonnes minutes à gratter le coussin qui s’y trouve, cherchant la place idéale.
Puis elle s’est installée, en boule, me couvant d’un oeil vigilant.
Dehors, le vent continue sa sarabande infernale.
Mes plantes remuent doucement et, lorsque les rafales sont très fortes, le son du carillon résonne.
J’adore…
Mais bon… il va falloir que j’en touche un mot à mon Capitaine!

Martine Bernier

 

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