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Quel étrange hiver…
Chaque jour, depuis que les intempéries ont commencé sur la Côte-d’Azur et la Bretagne, je suis les informations en ayant le coeur serré pour tous ceux qui voient leur ville ou leur région inondée.
Je regarde les images de tempêtes, de mer déchaînée qui semble se livrer à une lutte sauvage et sans merci pour récupérer un peu de terre et en chasser ses habitants.
J’assiste au spectacle désolant des cours d’eau en crue, des gens qui doivent quitter leurs maisons, à la fatigue des personnes qui, encore et encore doivent nettoyer leurs habitations ou leurs commerces et reprendre le chemin du bureau de l’assureur… parfois inondé, lui aussi.

Alors que chez eux les éléments imposent leur loi, ici, l’hiver ne met aucun coeur à l’ouvrage.
Trop occupé ailleurs.
L’enneigement est pour le moment assez faible dans les Alpes, et, au pied des montagnes, nous avons l’impression de vivre un long automne tristounet et maussade.
De la brume matinale qui étire des langues de nuages blancs sur les forêts, un cocktail composé d’un peu de pluie, d’un peu de vent, et de températures qui ne nous font pas frissonner.
Nous sommes des privilégiés, en somme.

L’une de mes voisines ne semble pas s’être aperçue de cette douceur météorologique.
Chaque jour, consciencieusement, elle continue à nourrir les oiseaux, bien que tout le monde lui ait expliqué que ce n’était pas nécessaire.
Malheureusement, les mésanges, moineaux  et autres rouges-gorges qu’elle a envie de dorloter n’ont pas le temps d’atteindre les graines et le pain déposés à leur intention.
Chaque matin et plusieurs fois dans la journée, d’énormes escadrilles de corneilles volent vers son jardin.
Elles sont, à vue de nez, entre cinquante et cent à se précipiter et à intimider les oiseaux du quartier… et Pomme.
Deux ou trois corneilles ne lui font pas peur.
Elle aurait même tendance à les trouver distrayantes.
Un bataillon d’oiseaux noirs, en revanche, l’amuse nettement moins.
Elle s’assied dans l’herbe et les contemple avant de filer vers le perron pour rentrer.

A cent mètres de chez nous coule un ru.
Un filet d’eau filant dans un ouvrage censé contenir ses éventuelles caprices.
L’expérience, par le passé, m’a fait assister par deux fois, dans deux endroits différents, à la métamorphose des ruisseaux en rivières folles puis en mers d’eau douce inondant tout sur leur passage.
Je sais que personne n’est à l’abri de la folie de l’eau.

Martine Bernier 

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