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J’ai réalisé avec étonnement ces derniers jours que les mésaventures que je vis avec ma mini basse-cour et mes tout aussi mini poules me valaient un courrier intéressé.
Voici donc la suite…

Au lendemain de notre visite chez le vétérinaire avec Kaki, ma Millefleur dont l’état de santé était très inquiétant, je n’en menais pas large au moment d’ouvrir la caisse paillée dans laquelle elle avait passé la nuit.
Nous lui avions donné son médicament pour la première fois la veille, elle était au chaud, mais… je craignais qu’elle n’ait pas survécu.
Fausse alerte: ma protégée avait l’oeil plus vif, bougeait davantage et, après avoir ingurgité une nouvelle fois son remède à contrecoeur, elle a passé sa journée à… manger.
De ma vie, je n’ai jamais vu une poule avaler autant de nourriture en aussi peu de temps!
Ce qui était plutôt bon signe et semblait indiquer que les abcès qu’elle avait également dans le gosier se résorbaient.

Mercredi matin, c’est le coeur un peu plus léger que je l’ai sortie de son abri et de sa caisse pour la laisser gambader dans son enclos privé.
Comme d’habitude depuis lundi, elle m’a accueillie avec des gloussements que je traduis comme étant ravis (oui, je sais… j’interprète un peu!).
Mais lorsque le moment est venu de la prendre et de lui faire avaler son médicament, elle m’a bien fait comprendre qu’elle avait repris du poil de la bête et n’avait plus vraiment envie de se laisser manipuler aussi facilement.
Je l’ai menée auprès de mon Capitaine pour le moment fatidique.
Essayez de donner un médicament à une poule à la seringue: vous constaterez très vite que mieux vaut être deux!
Contrairement aux jours précédents où elle était prostrée et sans force, Kaki a protesté vigoureusement.
Et je n’ai pas pu m’empêcher d’être attendrie par mon Capitaine qui, entre deux tentatives pour lui faire avaler le breuvage, expliquait doucement à sa patiente: « C’est pour ton bien… c’est grâce à ça que tu vas guérir… »

Une fois la corvée médicament expédiée, j’ai ramené ma poulette dans son enclos.
A peine posée sur le sol herbeux, elle est partie en caquetant dignement… vers son assiette.
Et elle a recommencé à manger, manger… entourée par une nuée de moineaux très intéressés par sa pitance.
Désormais, elle tient fermement sur ses pattes, a une démarche plus assurée et des gestes plus précis.
Sa manière de s’éloigner dignement, bien droite, me rappelle la démarche de Chine, mon autre poule Pékin, très snob.
Alors oui, en additionnant les frais de santé, c’est vrai qu’elle m’a coûté un peu cher, ma poulette, mais à la voir retrouver un pep qu’elle n’a jamais vraiment eu…  je me dis que cela en valait la peine!
Bon, excusez-moi, il faut que j’aille expliquer aux oiseaux que s’ils continuent à piller les graines des poules comme ils le font, ils vont finir par me mettre sur la paille!

Martine Bernier

 

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