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Archives quotidiennes : 13 octobre 2017

Depuis que nous avons émigré en Franche-Comté, Pomme a radicalement changé de vie… et, par moment, de personnalité.
Sans trop rentrer dans les détails, elle me fait sa crise d’adolescence (à presque 8 ans, c’était le moment!), devient plus indépendante, et rechigne parfois  à rentrer quand l’heure arrive de quitter son jardin adoré.
Fière de son territoire, elle y accepte les poules, tolère les mésanges, mais voit d’un très mauvais oeil les passages du chat habitué des lieux qui continue à estimer que ce territoire est le sien.
Lorsque les élans de mon Mogwaï sont coupés par le fait que je ne lui ouvre pas les portes-fenêtres, ledit chat,  cabotin à souhait, réprime un geste de fuite et, dès qu’il a compris qu’il ne risquait rien, parade devant le nez de mon lion domestique, passant la tête haute, d’un pas nonchalant, dédaigneux de la fureur qui éclate de l’autre côté de la vitre.
Très fâchée, Pomme révèle alors son côté Mogwaï Hyde!

Evidemment, lorsqu’elle a accès à l’extérieur, le scénario est différent.
Mistigri fonce alors vers les passages sous les haies, poursuivi par un bichon tonitruant qui le raccompagne manu military hors des frontières.
Mais je sais pertinemment que si notre visiteur ne fuyait pas, Pomme serait nettement plus amicale envers lui.
Pour elle, cette course est un jeu… et elle redevient mademoiselle Jekyll…

A force de passer sa vie à parcourir le jardin et à refuser de chausser des bottes, Pomme est… sale.
Je dirais même très sale.
Fini les mines précieuses de ma bichonne de salon.
Désormais, lorsqu’elle lève délicatement une patte en nous regardant pour donner l’impression qu’elle nous écoute, la patte en question est boueuse, voire dégoulinante lorsqu’elle a pataugé avec volupté dans la gadoue.

Samedi, constatant que mon Mogwaï avait bien besoin d’un rafraîchissement, je l’ai invité à me suivre à l’étage, à la salle de bains.
A ceci près que laver ma bichonne est nettement plus compliqué aujourd’hui qu’hier.
Après moult supplications, j’ai fini par la voir apparaître à l’entrée de la salle de bains, aussitôt félicitée comme il se doit.
J’ai donc commencé à faire couler de l’eau dans la baignoire pour lui donner un bain.
Mauvaise idée…
En me retournant pour l’inviter à entrer dans l’eau… elle avait disparu.
Mes appels n’y changeaient rien: plus de Pomme à l’horizon.
Après cinq bonnes minutes de recherches à travers la maison, j’ai fini par la retrouver et la ramener vers le lieu du supplice.
Je l’ai posée dans un fond d’eau tiède, convaincue que tout serait désormais simple.
Grossière erreur…. les éléments semblaient s’être ligués contre moi.
En prenant le pommeau de douche pour la mouiller complètement, j’ai eu une surprise un brin désagréable.
Personne ne m’avait prévenue que le flexible fuyait.
Je vous épargne les détails, mais… je me suis retrouvée trempée tandis que Pomme, elle, les quatre pattes dans un fond d’eau, n’avait pas pris une goutte.
Et le comble, c’est qu’elle semblait trouver cela très drôle.
Dépitée, je lui ai exposé mon plan B:
- Bon. Je vais te mettre dans la douche pour terminer ta toilette…
Chose dite, chose faite.
Je la pose dans la douche italienne, me retourne pour prendre son shampoing, revient et… plus de Pomme.
Elle en avait profité pour filer.
J’ai rattrapé la fuyarde alors qu’elle s’engageait dans l’escalier, l’ai ramenée et ai terminé sa toilette.
Dernière phase de l’opération après l’avoir frottée dans sa serviette personnelle: le passage au sèche-cheveux.
Mais là encore: pas question pour elle de coopérer.
Elle s’est couchée sur le flanc gauche, ne me permettant de sécher que le côté droit.

Bilan des opérations, après une bonne heure de combat: Pomme est repartie jouer, séchée uniquement sur un côté, pateaugeant sans le moindre remord dans la première flaque de boue rencontrée.
Que dire…
Om mani padme hummmmmm….
Martine Bernier