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L’un de mes proches dont l’avis a toujours beaucoup compté sur moi, a éclaté de rire en apprenant que mes poules ne daignaient plus m’offrir le moindre oeuf.
En riant, il m’a dit:
- Bref, tes poules ne servent à rien.

Hum.
Si, si.
Mes poules sont là pour embellir notre quotidien, et y réussissent parfaitement bien.
Cela dit, je me suis sentie obligée d’aller leur parler.
Comme d’habitude lorsque j’entre dans leur enclos, elles arrivent au pas de course.
Ce qui est extrêmement drôle sachant que les plus rondes d’entre elles ont l’air d’être construites sur roulement à billes lorsqu’elles galopent.

Entourée de mes quatre ouailles, je les ai sermonnées:
- Bon, les filles… je ne voudrais surtout pas vous mettre la pression, mais là, quand même, il faudrait faire un léger effort. C’est vrai: vous avez une vie de rêve, vous êtes pourries-gâtées, bichonnées, protégées… et je suis ravie de voir que vous en profitez. Mais votre vocation initiale, il ne faudrait pas l’oublier, c’est de P-O-N-D-R-E!

Regards perplexes de mon mini troupeau, qui m’observe avec attention… se demandant quand je vais me décider à lui donner les friandises espérées dont je suis porteuse à chacune de mes visites.
Je regarde Kaki.
Son traitement est terminé, mais elle a toujours ces grosseurs sur le haut du bec, qui me font dire que nous allons retourner chez le vétérinaire pour un petit bilan.
Pendant 15 jours, chaque matin, mon Capitaine et moi lui avons donné son médicament à la seringue.
Depuis, elle semble avoir compris que nous ne lui voulons que du bien, et accourt à ma rencontre dès que j’arrive, se laissant caresser lorsqu’elle est de bonne humeur.
Ces gallinacés dont on m’avait toujours dit qu’ils sont parfaitement stupides et inintéressants se révèlent attachants au possible.
Quand je leur parle, mes quatre petites emplumées gloussent gentiment, histoire de me montrer qu’elles s’amusent des sons étranges qui sortent de ma bouche.
Devant autant d’attentions, impossible de rester de marbre.
Je leur ai souri et leur ai donné les miettes de pain enrichies de quelques raisins découpés que je leur avais apportés.
Finalement, l’oeuf n’est pas si important…
Mais je leur ai malgré tout précisé, en quittant l’enclos:
- Bon, faites ce que vous pouvez. Mais n’oubliez quand même pas que je joue ma réputation, moi…

Martine Bernier

2 réponses à Le sermon

  • Jean-Louis LANDRIVON:

    Bonjour Madame
    Je lis régulièrement et apprécie les petites perles que vous nous offrez.
    Pour vos poules… un coq ne serait-il pas utile…???
    Bien cordialement

    • Martine Bernier:

      Bonjour, Monsieur, et merci pour votre message!
      Un coq… j’y ai pensé… mais je crains les réactions de nos voisins si nous héritons d’un Pavarotti en puissance!
      Avez-vous vous-même des poules?
      Bien à vous

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