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16h30 hier soir.
Il fait gris, il pleut, il glisse (oui, le jardin sous la pluie, cela glisse, et ne me demandez pas comment je le sais!), la nuit tombe déjà.
Je travaille dans mon bureau quand j’ai une intuition.
Il faut que j’aille voir mes poules.
Je me lève, j’enfile ma veste et j’annonce à Pomme:
- Je crois qu’elles m’attendent. Tu viens avec moi?

Pomme, qui a passé beaucoup de temps à se faire choyer ce matin, sort sans se faire prier.
Mes lunettes sur le nez, je jette un coup d’oeil du côté de l’enclos des poules, étonnée par le silence qui y régne.
Je me dirige vers le poulailler et là… je vois un chat, le chat des voisins qui considère notre jardin comme son territoire, perché sur une petite barrière à l’entrée.
A l’intérieur, mes quatre poules sont frileusement serrées les unes contre les autres sur la banquette.
Mon esprit a réagi à toute vitesse.
Chat = carnivore.
Poules = oiseaux.
Oiseaux = plat de choix pour carnivore.

Mon sang n’a fait qu’un tour:
- Dis donc, le chat! File! Je veux bien que tu te balades dans le jardin, mais pas chez mes poules!
Pomme, qui n’avait rien vu, a très bien compris le mot « chat ».
Elle est arrivée comme un obus, a vu le filou filer et l’a coursé vitesse grand V.
On se serait cru dans un film de Benny Hill, une fois de plus… le chien courant après le chat et moi courant après le chien pour qu’il ne lui arrive rien.
Après trois bonnes minutes de galopades effrénées, Pomme et moi sommes retournées vers les poules.
Avant de les enfermer pour la nuit comme elles semblaient le souhaiter, je les ai comptées.
Horreur, malheur… il y en avait trois et non pas quatre.
Et, comme par hasard, c’est Kaki qui manquait à l’appel.
Je suis retournée sous la pluie faire le tour de l’enclos en appelant ma protégée.
Rien.
De retour dans le poulailler, je me suis approchée des trois belles emplumées, toujours pelotonnées  les unes contre les autres, et j’ai été voir cet amas de plumes colorées d’un peu plus près:
- Les filles, où est Kaki?! Bougez-vous un peu que je puisse voir si…
Caquetant à qui mieux mieux, les poulettes se trémoussaient, de très mauvaise humeur.
Et c’est là que j’ai aperçu une toute petite tête de poule qui émergeait de la masse entre le postérieur rondouillard de l’une, l’aile de l’autre et les pattes de la troisième.
Deux petits yeux ronds,  non pas intelligents (l’amour rend aveugle, mais pas au point de me faire dire ce genre de chose…), mais intéressés.
Kaki avait trouvé un refuge.
Je me suis retournée vers Pomme qui m’attendait à l’extérieur, une patte en l’air:
- C’est bon, elles sont là toutes les quatre! Le chat n’a mangé personne!
Soulagées et trempées comme des soupes, nous sommes rentrées côte à côte.
Pour apprendre quelques instants plus tard de la bouche de mon Capitaine que les chats ne mangent pas les poules.

Martine Bernier

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