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Ce soir, nous prendrons donc congé d’elle.
2017 fut une souveraine éphémère fantasque, qui nous a réservé des mois souvent inconfortables, des événements difficiles.
Beaucoup de personnes que nous aimions sont parties, célèbres ou non, prenant leur envol pour le Pays Mystérieux.
Elle a connu son lot de catastrophes, de tragédies, d’horreurs, mais aussi de beauté et de courage… dont on parle beaucoup moins que le reste, en général.
En fait… elle fut en grande partie ce que les hommes en ont fait.

Et comme 2018, la nouvelle venue, subira le même sort, j’ai comme d’habitude un peu de mal à formuler des voeux.
À moins que, en une nuit, les consciences se réveillent brusquement chez certains.
Pourquoi pas, après tout!
D’autant que je suis comme tout le monde.
J’aimerais que cette année se passe le mieux possible, pour le monde et ses habitants.
J’aimerais que les grands malades placés à la tête de certaines nations cèdent leur place à d’autres, plus réfléchis, plus posés, plus sages et mieux entourés.
Je voudrais un monde où le respect de la vie, des personnes,  des animaux et de notre Terre passerait avant toute notion de profit, d’orgueil et de pouvoir.
Je rêve d’une planète sans  bourreaux, sans meurtriers et sans tortionnaires où chacun,  y compris les enfants, serait en sécurité.
Je voudrais que les chercheurs trouvent le moyen de soigner les maladies jusqu’aux plus dangereuses, pour que les familles ne soient plus décimées par le départ prématuré de leurs proches.

Vous voyez, mes souhaits ne manquent pas.
D’autant que je vais faire très fort en ajoutant que je voudrais que chaque être humain ait la possibilité de vivre décemment et de manger à sa faim.

En revanche… je ne rêve plus d’infiltrer un gramme d’intelligence et de sensibilité dans certaines têtes: j’ai compris que c’était mission impossible.

Je lance donc mes voeux dans le vent…
Qui sait, peut-être provoqueront-ils un genre d’effet papillon et que, joints à des millions d’autres du même type, pourront-ils améliorer les choses?
Je l’espère… encore un voeu, tiens!

Martine Bernier

2 réponses à Nous y voilà…

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