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Mes quatre petites poules ont chacune une personnalité propre.
Je parle souvent de Kaki.
Le fait de l’avoir soignée chaque jour pendant un mois pour la libérer de l’infection grave dont elle était porteuse a tissé des liens particuliers avec elle.
Mais je tiens tout autant aux trois autres.
Et parmi elles… Plume.
Lorsque j’ai acheté mes Pékins, elle est la dernière que j’ai choisie parmi toutes celles qui étaient disponibles.
J’ai même hésité à la prendre, ne sachant pas si nous aurions la place pour en accueillir quatre.
Finalement, mon regard a été attiré par cette petite poule gris cendré, qui n’était pas très belle, mais qui me semblait avoir du caractère.
Et je ne l’ai pas regretté.
Plume a toujours été très intéressée à découvrir tout ce que je lui propose.
Et, depuis quelques semaines, elle s’est encore rapprochée de moi, ce qui nous permet d’avoir des dialogues interminables qui font rire ceux qui y assistent par vidéos interposées.
Ce mardi, la tempête a repris de plus belle sur la région.
Lorsque nous sommes rentrés après nous être absentés quelques heures, mon premier soin a été de me diriger vers le poulailler pour vérifier que tout s’y passait bien.
Mes quatre boulettes étaient sur la banquette du « premier étage ».
Dès qu’elle m’a vue entrer, Plume a sauté sur l’étage supérieur pour se trouver à hauteur de mon visage ou presque, et a commencé à me « parler ».
Je me suis penchée vers elle et un surprenant dialogue a débuté.
Elle m’a tenu un long discours, modulant ses intonations, respectant de petites pauses pour reprendre de plus belle dès que  je lui répondais.
Bref, j’ai cru comprendre qu’elle n’appréciait pas du tout le vent, la pluie et l’humidité qui les empêchaient de sortir de leur home sweet home.
Je me suis surprise à leur expliquer, à elle et à ses trois copines, que ce temps ne durerait pas éternellement, que bientôt ce serait le printemps, et qu’elles pourraient alors profiter de leur enclos et de ses merveilles.
Puis… je me suis écoutée.
J’ai regardé ma petite poule qui penchait la tête à gauche puis à droite en me regardant, comme si elle m’écoutait.
– Hum. Je ne pense pas que tu comprends ce que je te raconte, mais en tout cas, le coeur y est. A plus tard!

Lorsque j’ai quitté le poulailler, j’ai été interpellée par un tonitruant kwêêêêêk!
Plume me regardait, comme indignée de m’avoir vue quitter la conversation d’une manière aussi cavalière.
Je me suis platement excusée avant de retourner à mes occupations, Pomme sur les talons.

Martine Bernier

 

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