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Hier, pour la première fois depuis l’invasion des microbes, j’ai fait quelques pas dehors.
Et ce dans des conditions… heu… étonnantes.
Depuis mon bureau, en regardant par la porte-fenêtre, j’ai vu mes poules, à quelques mètres de moi.
Non loin d’elles, mon Capitaine aménageait une nouvelle plate-bande, et elles le surveillaient du coin de l’oeil.
Je n’ai pas pu résister.
Cela faisait des jours que je ne les avais pas vues.
Je me suis emmitouflée dans un châle et je suis sortie leur parler.
Mais… elles ne semblent pas m’avoir reconnue.
Elles se sont reculées légèrement, n’osant pas s’approcher.
Je suis restée très peu de temps, puis je suis rentrée.

Ce matin, alors que je me sens chaque jour un peu mieux, j’ai décidé que ce serait moi qui irais leur ouvrir le poulailler et que j’en profiterais pour renouer le contact.
Il pleuvait.
Je  me suis équipée, promettant de ne pas faire d’imprudence, et j’ai parcouru les quelques mètres qui me séparent de l’enclos.
Dès que j’ai annoncé ma visite, avant même d’ouvrir la porte, j’ai entendu Plume m’interpeller.
Je suis entrée, et elles m’ont accueillies…
Un peu moins chaleureusement que d’habitude, mais j’ai pu les caresser, leur parler, m’occuper d’elles.
Je ne suis pas encore tout à fait remise de ce cataclysme qui m’a tenue au lit pendant plus d’une semaine. Donc, je sais que je ne dois pas faire de folie.
Je suis restée moins longtemps que d’habitude dans le poulailler, et j’ai repris le chemin de la maison.
A chaque pas, je me gavais d’images de tout ce qui m’entourait..
Mon Capitaine a profité de mon absence forcée pour planter quelques fleurs de printemps: jonquilles, pensées…
Une limace commençait sa balade matinale vers Dieu sait quelle destination, et la deuxième plate-bande bordant l’enclos des poules s’apprête à recevoir de petits arbres buissons, comme un chèvrefeuille rouge.
Les oiseaux chantaient avec une conviction particulière tandis que Plume s’hasardait à faire quelques pas sous la pluie.
La véranda est terminée. Ne reste plus aux ouvriers qu’à venir corriger quelques erreurs.
Pendant mon hibernation forcée, une foule de petites et grandes choses ont été effectuées.
Dès que la pluie s’arrêtera, j’irai regarder cela de plus près…

Martine Bernier

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